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Scribouille

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Derniers commentaires



  • Scribouille 23 octobre 2010 14:47

    Tout cela parait dépasser très largement les limites de la démocratie.


    Vous avez sans doute raison... Mais justement, où est-elle, cette démo-cratie ? Elle ne restera qu’un rêve tant que nous (le dễmos) nous en tiendrons à déléguer notre pouvoir de décision à un élu sur lequel nous nous déchargeons de notre responsabilité de citoyen, et tant que nous pratiquerons la démocratie à la manière de ces croyants qui ne pratiquent leur foi que le jour de la prière, je veux dire à n’exercer la démocratie que le jour de la grand-messe des urnes, quitte à se retrouver Grosjean comme devant pour avoir admis comme Loi divine le dogme selon lequel le « Royaume » se situe dans un hypothétique au-delà, toujours hors de portée mais toujours promis pour demain, après-demain, en tout cas pour le jour où on rasera gratis. 
    Alors que la démocratie commence au conseil municipal, auquel chaque citoyen peut assister, pour au moins vérifier que les promesses de campagnes sont tenues, comprendre pourquoi on alloue tel budget à tel poste, qui sont les intervenants, à quel titre... Combien le font ? Savent même qu’ils le peuvent ? Sont seulement dûment informés du jour de la réunion, pour commencer ?
    Protester éventuellement auprès de son élu serait sans doute plus porteur que se contenter de râler au comptoir du Café du Commerce. Mais combien de citoyens exercent-ils leur pouvoir  ? 
    Ainsi le peuple ne prend-il acte qu’il a été floué que lorsque les dégâts dépassent très largement les limites de la démocratie, pour reprendre votre formule..Et qu’il n’y a plus que la protestation de masse qui puisse donner sa portée à chaque petite voix protestataire. 
    La démocratie n’existe pas encore, et n’existera jamais tant qu’on n’aura pas trouvé le moyen d’éradiquer la corruptibilité des élus, phénomène qui existe depuis l’antique création du mot « démocratie ». 
    Faisons un rêve...
    Dans une vraie démocratie (à mon sens), on commencerait par mettre la pratique démocratique au programme scolaire, non pas en philo, ni en histoire, ni en « activité d’éveil » ou autre fourre-tout, mais en tant que telle ; ce serait bien le moins puisque c’est là que tout commence, dès le plus jeune âge. 
    Apprenons à exercer et assumer notre part de pouvoir, là où nous sommes, chacun avec les petits moyens dont il dispose, c’est la responsabilité démocratique à laquelle nous n’avons démocratiquement pas le droit de nous soustraire.

    A part ce petit bémol, je trouve votre analyse pertinente, de même que l’intervention de Morice. 


  • Scribouille 22 octobre 2010 12:39

    viennent gueuler ici contre les grévistes...


    ... j’ajouterais qu’il est étonnant que ceux qui gueulent contre les grévistes ne refusent pas, en toute logique, de bénéficier des avancées sociales qui ont été au cours de notre histoire gagnées par des... grévistes !!!


  • Scribouille 21 octobre 2010 19:02

    Mouais... J’aimerais tant croire encore à la voix des urnes, pour laquelle tant de « bons Français », comme disent certains, ont donné leur vie et qui doivent avoir des ecchymoses partout à force de se retourner dans leur tombe... 

    Mais comment le pourrait-on quand on sait comment et par qui sont financées les campagnes électorales ? J’avoue avoir perdu la foi... 
    Et pourtant, à part l’insurrection, le droit de vote est bien tout ce qui nous reste comme espoir. C’est énorme par rapport à d’autres peuples qui n’ont aucun accès à l’expression démocratique, mais que cela ne nous aveugle pas sur le leurre qu’on nous propose. Sarkozy ou DSK... quelle mascarade...


  • Scribouille 21 octobre 2010 14:01

    pourquoi les praticiens agissent tous ainsi


     Tous ? Non ! L’un d’entre eux résiste encore et toujours... Est-il vraiment le dernier ? Je témoigne, au risque de m’éloigner du sujet de l’article pour me faire en tant que patiente l’avocat des praticiens : la salle d’attente de mon médecin de campagne (que Dieu lui garde longtemps la santé !) est généralement pleine de gens qui consultent leur montre et hochent la tête avec impatience. Mais tous nous lui pardonnons ces retards, parce que nous savons chacun pour l’avoir expérimenté qu’il n’hésite pas à consacrer un quart d’heure à nous expliquer les implications sur la santé de tel ou tel comportement, à vérifier nos antécédents dans notre dossier, s’inquiéter de savoir si le lumbago ou la dermite ne sont plus réapparus, si les enfants ou les grands-parents vont bien... 
    Pas commode certes pour organiser son planning quand on doit le consulter, mais suffisamment sécurisant pour que l’heure de lecture dans sa salle d’attente ne soit pas une heure perdue.
    Peut-être est-il difficile d’évaluer à l’avance le temps (très variable) que le (bon) praticien devra consacrer à l’investigation du cas de chaque patient pour fixer les heures de rendez-vous. Ce n’est pas a priori une marque d’irrespect envers la populace.
    J’ai connu à Paris un praticien chez qui on n’attendait jamais plus de 5 mn. Confortable oui, en apparence seulement : aucune consultation ne durait plus d’un quart d’heure, rédaction de l’ordonnance comprise.
    Entre les deux, mon coeur ne balance pas.
    Et s’il est si difficile d’obtenir des rendez-vous chez les spécialistes à moins de 6 mois, en tout cas en province, c’est... ben... qu’il n’y en a pas assez ! Pourquoi ? La vraie question est là et elle est à poser au ministère de la Santé, dont c’est le boulot que de veiller à la santé publique.


  • Scribouille 21 octobre 2010 13:18

    et les bidochons FN et compagnies, evidemment, ça les fait saliver ... 


    En effet, Patdu, c’est bien ce qu’il y a de plus inquiétant dans cette affaire, dont il est difficile de connaître le fin mot. 
    En effet les médias... etc., et l’auteur fait bien de dénoncer cette défaillance dans la transmission de l’information ; mais ce que j’interprète comme le plus grave, c’est que (dans la mesure où l’information qui nous est donnée ici est exacte, ce que, n’ayant pas été moi-même témoin de la scène, je n’ai guère le moyen de vérifier), ce père de famille décrédibiliserait pour le coup les futures victimes (réelles celles-là) d’injures raciales. L’histoire de l’enfant qui criait aux loups.
    Cette affaire me rappelle la médiatisation disproportionnée de la plainte d’une certaine automobiliste verbalisée pour port de burka, et dont le mari, etc., vous connaissez la suite, qui tombait pile-poil pour chauffer le chaudron populaire avant le vote de la loi.
    Tout ça sent le coup fourré, si vous voulez mon avis... 
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