En effet, Jean, j’ai parlé trop vite, sous l’effet de la colère que m’inspire l’église catholique.
J’aurais dû dire, et au conditionnel : « ne souffrirait sans doute pas davantage... » ; mais je maintiens pour l’avoir observé (et j’ai « essayé » plusieurs clochers) que les hommes de bonne volonté par qui la paix peut advenir me semblent également répartis chez les athées et les croyants, en sorte que l’athéisme ne me semble pas plus une menace pour le monde que les intégrismes ou les pratiques hypocrites.
Je pense qu’il y a un abîme entre le sens du divin et la pratique d’une religion, très souvent entachée de superstition, au sens où la seule observance du rituel suffit à beaucoup pour se supposer au nombre des « justifiés ».
Cela dit, je ne peux évidemment pas nier que les grandes religions nées de la période axiale ont constitué une révolution considérable en plaçant l’Humain au centre de la préoccupation spirituelle.
Hélas, les messages humanistes des différents prophètes sont le plus souvent étouffés par des dogmes qui n’ont d’intérêt que d’asseoir la suprématie des leaders religieux.
Qu’est-ce qui importe le plus : croire en l’existence de Dieu, ou accomplir ce que les croyants définissent comme sa volonté, à savoir « faire le bien » ?
Puisqu’aucun rite, rituel, prière, bâton d’encens ni génuflexion n’est supposé changer un iota à la nature de Dieu, alors où est l’essentiel ?
Il me semble bien que cet essentiel se situerait dans le respect que l’on porterait à sa création, à commencer par l’Homme, supposé avoir été créé à son image.
A ce titre-là, je dois témoigner que je connais pas mal d’athées qui oeuvrent davantage pour le « Royaume » que bien des grenouilles de bénitiers.
Par conséquent, j’en conclus que le monde souffrira sans doute moins de l’athéisme que d’un catholicisme qui n’a pas su en 2000 ans mettre en pratique le message christique.
Mais non ! Arrêtons de pleurer sur la trahison des syndicats, on est habitués... Et surtout, cessons de croire que « les syndicats » ne se résument qu’à leurs secrétaires généraux, qui ne sont que des individus et en tant que tels faillibles, des hommes politiques qui jouent leur pièce sur l’échiquier du pouvoir.
Cessons enfin de nous laisser représenter et prenons la parole, enfin, en notre nom !
Syndiquons-nous, oui, mais au-delà des obédiences de clochers : tous dehors demain, et crions-le très fort, au pluriel cette fois parce qu’ils le valent bien tous autant qu’ils sont, ces soi-disant élus du peuple qui tous savent nous soutirer nos bulletins de vote en nous promettant un sucre d’orge si on est bien soumis à la sagesse de leur parole : « Mais cassez-vous donc, pôv’ cons » ! Laissez-nous enfin décider de notre sort, de notre vie ! Et rendez-nous ce qui nous appartient ! La France est un pays riche, d’une richesse que nous avons créée par notre travail et notre savoir-faire, mais cette richesse s’expatrie au fur et à mesure vers les coffres suisses ou les paradis fiscaux.
Des couilles, la nature ne m’en en effet a pas pourvue ; en revanche, de la motivation, la situation sociale m’en a donnée à profusion.
Néanmoins, cela n’a pas suffi à me sortir de la m... ouise.
Dans ce cas et selon vous, il faudrait à la fois des couilles ET de la motivation pour légitimement pouvoir s’en sortir, ce qui reviendrait à dire que les femelles seraient d’emblée exclues du progrès social.
Pourtant, je connais quelques hommes (dûment couillus par la nature) qui ont suivi le même parcours que moi, sans plus de succès.