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Scribouille

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Derniers commentaires



  • Scribouille 24 novembre 2010 12:37

    @ Pierre

    J’interviens peut-être tard et je ne sais pas si vous lirez cette réponse, rien ne coûte d’essayer ; en tout cas je suis heureuse qu’on ait fini par se comprendre.

    Mais j’ajoute que, pour moi il ne suffit pas de se satisfaire personnellement en s’éloignant des mauvaises interprétations des institutions religieuses.

    Pour moi non plus et nous ne sommes pas seuls ! Ce ne serait que (à mon avis) soit paresse, soit stérile autosatisfaction, soit lâcheté.
    C’est pourquoi il est si utile à mon sens de bien connaître les textes fondateurs, afin d’une part de savoir de quoi on parle, d’autre part d’avoir des arguments à opposer - ou plutôt à proposer - aux croyants qui, en toute bonne foi, se soumettent à la soi-disant omniscience de leurs leaders, qui leur font croire parallèlement qu’ils sont génétiquement franchement trop minus pour comprendre tout seuls ce qui ne relève pourtant pas de la haute théologie mais du simple bon sens, à la portée de tous.
    J’en connais plus d’un qui croiraient se damner s’ils mettaient en doute l’infaillibilité papale ou celle de leur imam, et qui sont à la torture quand on leur démontre « dans le texte » que tel ou tel dogme n’a pas le moindre fondement légitime. Mais leur sincérité initiale autant que la souffrance qu’entraîne la dérive de leurs certitudes est digne de respect et mérite un minimum de tact et de patience.

    Comme en politique, c’est toujours le « petit peuple » qui sert de chair à canon. Plus analphabète il est, plus docile il sera et plus la recette sera bonne. L’Histoire nous démontre que cette cuisine n’a jamais failli.

    Toujours vérifier par soi-même l’information, c’est donc ce que je fais depuis les jours lointains de mes premiers doutes (bénis soient-ils !) et c’est le conseil que j’ai depuis toujours donné chaque fois que j’en ai eu l’occasion, et je continue. 
    A défaut de mieux, c’est toujours ça.

    Ceux qui croient en l’existence de Dieu doivent le gueuler plus fort que les autres. Et ceux qui croient dans le Dieu de Jésus et des Évangiles doivent le gueuler encore plus fort.

    Eh ben voilà ! On est d’accord, alléluia ! Et vu qu’on peut ajouter autant de judaïstes, de musulmans, de bouddhistes, et la liste ne s’arrête pas là, et tout autant d’athées à compter au nombre des « Hommes de bonne volonté » par lesquels la paix peut advenir... vous voyez, on a des chances de s’en sortir.

    Bonne journée, Pierre.


  • Scribouille 23 novembre 2010 12:18

    @ Furax :


    J’aurais plaisir à metrouver à une table de bistrot avec vous, Tall et quelques autres.

    Entre nous, moi aussi ! Les rares interlocuteurs-trices croyant(e)s auxquels je pouvais soumettre mes hérésies et autres blasphèmes sans qu’ils s’en offusquent ont été rappelés vers d’autres cieux et mes amis d’aujourd’hui sont tous si anti-calotins qu’ils se transforment en porcs-épics dès que j’aborde le sujet. Restent les livres, mais les livres posent des questions sans réagir à mes propres interrogations. Cruel destin que celui de l’ermite ! En tout cas, merci pour cet échange.


  • Scribouille 23 novembre 2010 11:58

    Bonjour Pierre,


    Ma remarque venait en réponse à ceci :

    « Je rappelle que le judaïsme et le christianisme enseignent encore aujourd’hui que Dieu a commandé des »bons« massacres, dont au moins un »bon« génocide, à l’époque de l’Ancien Testament. Et que l’islam enseigne encore aujourd’hui que la violence de Dieu reste nécessaire jusqu’à sa domination totale sur le monde. »

    Et quand vous me répondez en croyant que je n’ai pas compris votre propos :

    « Le vrai problème c’est que, APRES avoir »replacé dans le contexte socio-historique« l’église D’AUJOURD’HUI persiste à enseigner qu’il faut CONTINUER DE CROIRE que les textes criminogènes sacralisés par les religions monothéistes ETAIENT BIEN DES APPELS DE DIEU LUI-MÊME et qu’il suffit de »bien les interpréter".

    je ne puis que vous répondre exactement la même chose qu’hier, en précisant que lire soi-même les textes fondateurs, avec intelligence et non comme si c’étaient des livres de formules magiques, ça permet justement de voir qu’il y a une différence de taille entre la pensée de ceux qu’on appelle prophètes, ou l’intention des rédacteurs, et l’interprétation qu’en font les institutions religieuses, qui n’hésitent pas au besoin à la travestir, cette pensée, en fonction de leurs intérêts politiques et financiers, l’Histoire regorge de témoignages en ce sens, et là-dessus, je ne vous contredis pas.



  • Scribouille 23 novembre 2010 00:13

    D’autre part, croyez-vous vraiment que les catholiques de ce monde doivent se sentir comptables des âmes de athées si ceux-ci ne croient pas qu’ ils en ont une ??.....


    Je pense comme vous que chacun (athée ou croyant quelle que soit sa religion) est un jour où l’autre la proie du doute, ou en tout cas je le lui souhaite comme un bienfait, comme un rebond vers plus de sagesse.

    Mais je ne comprends pas votre phrase citée ci-dessus. 
    Il me semble que ce n’est pas parce que quelqu’un croit ne pas avoir une âme qu’il en est réellement démuni, ni surtout que quiconque, catholique ou non, ait de ce fait matière à ne plus se sentir « son prochain ». 
    Je crois me rappeler que le Samaritain de l’histoire était considéré comme misérable vermisseau par les Juifs pieux de l’époque du Seigneur auquel vous faites référence, dont vous dites qu’il a lui-même été assailli par le doute ; il n’en manifesta pourtant pas le moindre, de doute, quand il raconta à ses disciples, en exemple de charité, l’histoire de cet inconnu qui porta secours à ce Samaritain si infâme aux yeux des pieux pratiquants de son temps...
    Croyez-vous vraiment, à la (re)lecture de cette parabole, que les catholiques pourraient légitimement se laver les mains du sort de ceux « qui croient n’avoir pas d’âme » ?
    Est-ce que « croire qu’on n’a pas d’âme » signifierait qu’on n’en a réellement pas et qu’on peut donc à bon droit crever sans secours sur le bord de la route ?

    Marrant ça, j’ai pourtant eu une fort assidue éducation catholique, je n’ai pas eu la même lecture que vous.

    Du coup, j’ai un doute...


  • Scribouille 22 novembre 2010 23:34

    Bonsoir Pierre

    Il y a un bon remède à ces interprétations douteuses : c’est de prendre le temps de lire soi-même, et en intégralité, les textes en question, en les replaçant dans le contexte socio-historique des rédacteurs. Normalement, ça limite les dégâts.
    Bonne soirée et... bonnes lectures !
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