Paix aux âmes des anarcho-syndicalistes de la « Belle » Époque à qui nous
devons tant d’avancées sociales, au prix de leur vie. C’est pitié que de
voir ainsi leur héritage roulé dans la boue. L’Anarchie, au sens propre
du terme, me semble être un idéal beaucoup trop noble pour que se revendique « anar » le premier revanchard venu.
L’auteur est-il lui même scandalisé lorsque l’on construit des mosquées
avec l’argent des contribuables (terrains cédés à un euro, financement
d’un pseudo centre culturel incluant une mosquée, etc) ?
En quoi le fait d’offrir un lieu de culte à des contribuables français
pratiquant la religion musulmane serait-il plus objet de scandale que le
fait de réparer le toit des églises catholiques sur les deniers des
municipalités au titre de leur républicaine laïcité, ou du ministère de la culture au titre de la préservation du patrimoine - et tous comptes faits sur la contribution des citoyens athées, protestants, bouddhistes, témoins
de Jéhovah, musulmans, voire des adorateurs de la Lune ou de la
Sainte-Rosée-du-Matin et j’en oublie sûrement, qui n’en ont pourtant que faire, des toitures d’églises catholiques ?
Certes, je vous l’accorde, les manifestations collectives de religiosité dans les lieux publics gênent considérablement la
circulation... A ce titre, les visites papales ne s’y soustraient pas, si vous me permettez. Pour ce qui concerne les croyants (musulmans) que vous désignez, la gêne qu’ils occasionnent vient sans doute de ce que les lieux dévolus à leur dévotion sont insuffisants, d’où justement la nécessité de leur en
construire sur les deniers publics, en vue du mieux-être des citoyens français musulmans comme non-musulmans.
Tout comme le respect du chabbat pour les Judaïstes peut générer de la gêne dans un immeuble
lorsqu’ils se sentent contraints, de par la loi qu’ils croient divine, de couper l’électricité ou de bloquer les ascenseurs.
Bon, ça « nous » gêne, c’est un fait... Mais eux, est-ce que nous ne les gênons pas dans la
pratique de leur foi ? Est-ce que nous ne les scandalisons pas par nos
coutumes, nos modes vestimentaires, nos représentations artistiques... ?
La réponse qui vient généralement ici en boomerang, c’est : « Ben qu’ils retournent donc chez eux ». Mais quand c’est justement ICI, chez eux ? Quelle est la « bonne » réponse ? On les renie ? On les destitue de leur nationalité même s’ils sont Français depuis plus de 7générations ? Qu’on commence donc par déchoir de leur nationalité les « contribuables » qui exilent leurs capitaux pour échapper au fisc et privent ainsi le peuple français de pouvoir, (un exemple parmi d’autres) financer les retraites et la sécu... !
Mais les lobbyste musulmans font reculer l’application de cette loi [de 1905] tous les jours !
Et qui sont-ils, ces lobbyistes ? Regardons-y de plus près. Les fidèles qui pensent obéir à une
loi divine, ou des princes du pétrole tenant cour sur les
Champs-Elysées en compagnie des plus grands de la finance française, qui ont plus de souci de leur hégémonie économique que du quotidien
alimentaire du menu fretin sans papier et sous-payés (à l’insu de leur
plein gré, ça va sans dire) par (entre autres) les mêmes grands financiers du BTP
français ?
Si on se veut procureur, il faut un minimum étudier le dossier avant de lancer son réquisitoire. Tout le monde sait ça depuis Simenon et Agatha Christie : d’abord chercher à qui profite le crime.
il est effectivement préoccupant que
personne en « haut-lieu » ne proteste. La seule explication possible est
que personne en « haut lieu » n’est fondamentalement contre ce
comportement. Il me semble nécessaire de s’en inquiéter.
En effet. Ne pourrait-on pas envisager des collectifs pour porter cette question devant les sénateurs ? Des pétitions ? Remuer l’opposition dont le silence à ce sujet est assourdissant ? J’attire l’attention sur un autre article paru ici aujourd’hui sous la plume du Collectif pour l’article 67, qui évoque judicieusement un article malencontreusement oublié de la Constitution, qu’il serait bon de sortir de la naphtaline et secouer un peu. En tant que croyante (encore faudrait-il définir ce qu’on met derrière ce mot) et volontiers chrétienne (eu égard à ce que le message originel avait d’anti-nantis, pour faire ((très-très)) court), je salue la mairie d’un village voisin du mien pour avoir comiquement annexé une ancienne église, en même temps que je récuse le droit à un élu du peuple de déclamer des homélies. Tout le monde a compris qu’il s’agit surtout de négocier les expulsions de Roms qui ont valu à notre « représentant » de se faire tirer les oreilles par le « représentant » d’une partie non négligeable de son électorat potentiel. Ce mélange des genres putassièrement raccoleur équivaut à un crachat sur nos bulletins de vote, voire à un crachat sur le drapeau de la République française autant qu’un crachat dans les bénitiers catholiques. Déjà qu’on a eu la honte du siècle quand il s’est incliné devant le président chinois... Pinochet serait encore de ce monde qu’il lui baiserait bien les pieds pour lui vendre trois Rafales.
Par contre, il me semble aussi que le problème des retraites n’est pas du même ordre.
Bien entendu ! Je voulais dire que ça mériterait une protestation populaire de même ampleur, même si l’argument n’est pas si urgemment pécuniaire. On peut être pauvre et maltraité par la loi, ça ne présume pas du sens de l’honneur. Bon d’accord, je deviens grandiloquente. C’est juste que je suis super-vénère...
Si l’introduction du jury populaire dans les formations correctionnelles
ou dans le service de l’application des peines relève d’une pure et
très basse démagogie, il conviendrait toutefois de retenir cette idée
pour parfaire la procédure de destitution prévue par l’article 68 de la
Constitution, et d’envisager son introduction au sein de la Haute Cour
de justice, appelée à destituer le Président de la République, en cas de
manquement grave à la dignité de sa fonction.
Question naïve : Le non-respect -pour ne pas dire la trahison- de la laïcité de notre république, voire l’insulte que constitue envers les non-catholiques et les athées qui sont partie constituante du peuple français, l’assiduité vaticane et les discours religieux que le représentant de la France s’autorise à prononcer au nom d’une Nation dont il est pourtant garant de la laïcité... est-ce que ça ne relèverait pas, justement, de cet article 68 ?