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Sigurdhur

Sigurdhur

Ici pour DÉBATTRE de la politique.
« Agir avec cohérence, défendre des institutions solides et rechercher une autorité légitime au service du bien commun. »

Tableau de bord

  • Premier article le 08/10/2024
  • Modérateur depuis le 25/10/2024
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Derniers commentaires



  • Sigurdhur Sigurdhur 26 août 20:49

    @Buzzcocks

    Vous n’auriez pas oublié d’être optimiste ? Histoire de partir sur des bases saines !



  • Sigurdhur Sigurdhur 16 août 11:33

    @mmbbb

    Sur certains points, je vous rejoins : l’écologie doit intégrer le coût des réseaux, l’industrie, les importations, les matériaux et l’artificialisation des sols.



  • Sigurdhur Sigurdhur 15 août 19:17

    Vous traitez beaucoup de sujets en un seul article ! Faites-en plusieurs donc : c’est le même prix.



  • Sigurdhur Sigurdhur 15 août 19:05

    @Goldo Du

    Complément pro-européen vous voulez dire !

    Elle nous explique qu’avec un baril a 89$ on est en crise énergétique.

    Il n’y a que l’Europe qui a intérêt à nous faire croire de telles choses pour renflouer ses caisses.



  • Sigurdhur Sigurdhur 15 août 18:42

    @ZenZoe

    Je vous rejoins assez largement sur ce point.

    Il y a effectivement quelque chose de paradoxal dans une partie de l’écologie contemporaine : on nous explique qu’il faut sauver la planète en achetant une nouvelle voiture électrique, en remplaçant sa chaudière, en installant des panneaux solaires, en changeant ses équipements et, finalement, en consommant davantage de technologies estampillées « vertes ».

    Or une transition écologique sérieuse devrait aussi poser une question beaucoup plus simple : avons-nous réellement besoin de tout cela ?

    Entre deux voitures, une voiture électrique est généralement préférable à une voiture thermique sur le plan climatique. Mais entre une voiture électrique et un vélo, un train, un tramway ou simplement une organisation du territoire permettant de réduire les déplacements, le raisonnement n’est évidemment plus le même.

    C’est exactement la même chose pour les appareils électriques. Il ne suffit pas de dire « celui-ci consomme peu d’électricité ». Il faut aussi regarder les matières premières nécessaires à sa fabrication, l’énergie consommée pour le produire, son transport, sa durée de vie, sa réparabilité et finalement les déchets qu’il génère.

    L’électricité n’est pas une ressource magique. Produire de l’électricité nécessite des infrastructures, des métaux, du béton, des réseaux et des moyens de production. L’électrification est indispensable dans certains secteurs, mais elle ne dispense absolument pas de réfléchir à la quantité d’énergie et de matières que nous consommons.

    Votre remarque sur l’aménagement du territoire me paraît même fondamentale. Pourquoi construire des logements loin des emplois, puis investir ensuite des milliards pour permettre à des millions de personnes de parcourir quotidiennement des dizaines de kilomètres ? Une politique écologique cohérente devrait commencer par se demander comment éviter le déplacement avant de chercher à rendre le déplacement plus « vert ». Il y a une période où j’estimais même que les gros entrepreneurs (>50 salariés) auraient dû investir dans des parcs immobiliers contre réduction d’impôts, mais ça m’est passé.

    Même chose pour les contradictions du quotidien : interdire l’arrosage d’un potager au nom de la sécheresse tout en maintenant d’autres usages de l’eau ; promouvoir la forêt tout en encourageant une consommation toujours croissante de produits ; isoler les logements tout en considérant comme normal de multiplier les déplacements aériens... Ce sont ces incohérences qui donnent parfois l’impression que l’écologie est devenue une affaire de produits estampillés « responsables » plutôt qu’une réflexion sur notre mode de vie.

    Sur la démographie, je serais toutefois un peu plus prudent. La population mondiale ne va probablement pas continuer à croître au rythme du XXe siècle : la fécondité diminue fortement dans de nombreuses régions du monde et la croissance démographique ralentit. Mais la question reste évidemment majeure, notamment parce que 8 à 10 milliards d’individus ayant tous accès au niveau de consommation des pays riches poseraient un problème considérable de ressources.

    Et c’est peut-être là que se trouve le véritable débat.

    Une écologie cohérente ne devrait pas seulement demander : « Quelle technologie allons-nous acheter pour continuer comme avant ? »

    Elle devrait aussi demander :

    « De quoi avons-nous réellement besoin ? »

    Moins de déplacements inutiles, des villes mieux organisées, des logements durables, des objets réparables, moins de gaspillage, davantage de transports collectifs, une consommation plus raisonnée et des infrastructures conçues pour durer : voilà une écologie qui me paraît beaucoup plus intéressante que le simple remplacement d’une consommation par une autre.

    La technologie peut évidemment aider. Mais si elle sert uniquement à nous permettre de continuer à consommer toujours davantage sous prétexte que nous consommons désormais « vert », alors on n’a effectivement pas réglé le problème : on l’a simplement repeint en vert.

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