@Lynwec CIO, c’est bien pour Comité d’Intimidation Otanienne ?
Les
Occidentaux font tout ce qu’ils peuvent pour écoeurer le fameux Sud global sur le
mode : on est encore les plus forts et on a tous les droits, dont celui d’engager
toutes les guerres qui nous passent par la tête sans que le CIO ne rêve un seul
instant à promulguer la moindre sanction contre nous, et si ça vous paraît
injuste et arrogant, sachez qu’on vous emmerde.
L’Histoire est
ainsi faite : les plus forts deviennent les plus bêtes et perdent la main
au profit de nouveaux venus mieux avisés. C’est en cours.
pousser à une
résolution diplomatique, avec inévitablement des compromis.
Bien d’accord, mais personne actuellement
pour s’engager dans cette voie.
Que l’UE ne propose rien, pas
surprenant, elle attend les consignes des USA.
Position des USA ? Ils
donnent l’impression d’attendre la prochaine élection présidentielle et l’évolution
sur le terrain militaire pour s’engager sur le terrain diplomatique.
Quant à la Russie, on ne
comprend pas bien ce qui s’y passe, avec leurs milices dissidentes, le jeu de
cache-cache des chefs militaires et un Poutine énigmatique.
Donc les combats se poursuivent
sans grande perspective de part et d’autre, sauf pour les marchands d’armes, les
initiatives turco/arabes n’ayant rien donné pour le moment.
Ma position : la Crimée et
l’Est de l’Ukraine doivent devenir indépendants pour les 5 ans à venir, suite à
quoi ils auront à se déterminer sur le maintien de l’indépendance ou un rattachement.
L’Ukraine associée à l’OTAN sans en devenir membre, et pas de missile nucléaire US à la frontière russe.
’’c’est au
contraire l’URSS qui a créé l’Ukraine...’’
En fait, non,
il est exact que
le périmètre frontalier a été modifié pendant l’époque soviétique, mais
Donc en fait si …
Mon propos était factuel, signalant
au commentateur qu’il défendait des frontières établies par l’URSS. Vous le
contestez à tort (« en fait non »).
L’URSS a d’ailleurs non
seulement modifié les frontières de l’Ukraine à l’Ouest, mais aussi en Crimée.
Les reconnaissances
ultérieures de ces frontières « soviétiques » n’enlèvent rien à leur origine
soviétique.
D’ailleurs, chacun a pu
constater que les grandes puissances nucléaires se fichent pas mal des frontières, des traités
ONU ou autres quand leurs intérêts sont en jeu. Les ressortir sans cesse sur le
mode « c’est le (mon) droit international, donc j’ai raison » ne fait
avancer en rien vers la paix. On est en présence en Ukraine d’un conflit
ethno/culturo/géopolitique, un peu comme le Kosovo.
Au Kosovo, l’OTAN l’avait
emporté. On verra bien pour l’Ukraine …
L’enjeu est vital pour la
Russie et pour l’OTAN, tous les plus grands marchands d’armes sont présents en Ukraine. L’Ukraine, tout le monde s’en fiche, on demande juste aux
Ukrainiens de bien se battre avec notre matos en démonstration mondiale.
Contresens historique absolu : c’est au contraire l’URSS qui
a créé l’Ukraine dont vous défendez les frontières.
Cela signifie
que les territoires occupés par les forces russes doivent être rendus à
l’UkraineCela ne peut
se produire que si la Russie est vaincue, militairement et
politiquement, avec le risque d’éclatement du pays. Donc à la fois improbable et
non souhaitable (entre autres pour notre sécurité).En effet, la
Russie considère la Crimée et le Sud-est de l’Ukraine comme authentiquement
russes. Comme autrefois l’Alsace pour la France.A moins de
vouloir refaire la 1ère guerre mondiale, entre puissances nucléaires
cette fois, il n’y a d’autre solution qu’un nouveau tracé des frontières. Comme
en Serbie, nouveau découpage que la France et ses alliés ont défendu contre le
droit international (suite à l’attaque illégale de l’OTAN contre la Serbie).
Avec son patronyme à consonnance ukrainienne, Poutine doit plutôt
chauffer Kirienko pour s’emparer de la succession de Zelinski, une fois la
guerre gagnée !
Mais tous les Rakotos croient dur comme fer à la victoire de
l’Ukraine et de l’OTAN, alors ...
Kirienko fait penser à Balladur : sans doute le
politique le plus intelligent et lucide de toute la bande (un peu comme Beria
en son temps), mais aussi politiquement un peu poltron, dépourvu de la
personnalité qui fait les « grands ».
Tout comme Macron, Poutine a surgi de « nulle part »
(de l’ENA et de la banque pour l’un, du KGB pour l’autre), son successeur peut
créer la surprise. Un cheval de retour de la période eltsinienne ? Aussi
probable que Rakoto krémlinologue du Pape.