L’auteur fait une confusion (volontaire et malhonnête ? Je n’ose le penser) entre contrats signés (900 000 effectivement) et emplois créés (40 000 effectivement).
Il n’y a aucune contradiction dans ces chiffres qui traduisent bien :
>>> la faiblesse des créations d’emplois, surtout dans des secteurs (bâtiment) en plain boom. A court terme, le nombre de créations est faible. A long terme, il devrait être quasiment nul.
>>> le turn over important du CNE. Le CNE n’a pas remplacé le CDI (contraignant d’ailleurs) mais a permis, ce qui était le but, une plus grande flexibilité. Précisions aussi, que la majorité des ruptures de CNE ont été le fait des salariés, qui ont eut bien raison d’aller voir ailleurs si on ne leur proposait pas mieux.
>>> Dernière remarque : le CNE n’a rien coûté à l’Etat (contrairement aux exonérations de charges sociales patronales qui ruinent nos finances et n’ont jamais permis la moindre création d’emploi. Ont-elles permis de maintenir des emplois ? Cela reste encore à démontrer.).
>>> la fexibilité : très facile à mettre en oeuvre et qui ne coûte rien.
>>> la sécurité : très difficile à mettre en oeuvre (soutien, orientation, formation, reclassement, etc.) et très coûteuse.
Le patronat ne se soucie que de la flexibilité laissant à l’Etat (au contribuable) le soin de gérer l’échec assuré de la sécurité (on n’est pas un petit pays comme le Danemark !).
>>> Pour une fois, je suis à peut près d’accord avec lerma :
C’est de Villepin, seul, qui a mis en oeuvre le CPE, sans accepter le moindre conseil, et en refusant la voie parlementaire qui aurait sans doute permis de rendre le CNE viable (le simple maintient d’ l’obligation d’énoncer le motif de licenciement aurait suffit !).
De Villepin a choisit d’agir ainsi pour couper l’herbe sous le pied de Sarko.
>>> Là où je ne suis pas d’accord avec lerma, c’est qu’il oublit de préciser que le CNE est une idée de Sarko, et que ce dernier était furieux de se boir doubler.
« Que penseriez vous d’un petit chefaillon incompétent que l’on vous parachuterait dans votre service, pétri d’incompétence et d’arrogance et qui attendrait de vous de la dévotion et de l’admiration ? »