Tout mettre sur le dos des fonctionnaires, même très haut placés, ou encore des technocrates me semble effectivement un peu simpliste : leur part de responsabilité est indéniable car les textes complexifiés à l’extrême transpirent la désinformation orchestrée, mais pour le reste .... Les politiques de Reagan et Thatcher seraient plutôt révélatrices de la fin du peu de pouvoir décisionnel dont disposaient encore les états et leurs hauts fonctionnaires . L’abandon de leurs prérogatives au monde de la finance par les politiques libérales et de privatisation me semble plutot révélatrice d’un basculement du pouvoir du politique au financier .
Par contre, ils sont responsables de leur discours tendant à nous faire croire que le système serait bon pour tout un chacun alors que leurs capacités d’analyse auraient du les pousser à un peu plus de modération....bon pour la finance, bon pour eux mais qu’en est il des nations historiques et de leurs populations ?
Et sans l’Africa Korps, les premières 4CV Renault n’auraient pas été couleur sable ; sans l’avion Fiat modèle ? la Vespa n’aurait pas vu le jour car c’est le stock considérable de petites roues de train d’atterrissage qui poussa à dessiner l’engin autour.... l’économie de l’industrie de guerre fourmille de ce genre d’anecdotes toujours très intérressantes, mais bien difficile à juger négativement avec le recul.
Pour ma part, je trouve très instructif - au moins autant- les histoires beaucoup plus sombres de grands groupes industriels continuant des relations commerciales, des transferts de technologie voire la livraison de chaines de production entières avec des industries du III Reich... (cf morice ci-dessus)
Cela a existé pourtant, autant pour l’Amérique de Roosevelt que pour l’URSS de Staline dans les années qui ont précédé la Guerre Mondiale : les idéologies ressemblent alors vraiment à l’os qu’on donne à ronger aux populations, en attisant les haines avant le grand règlement de compte.
L’Histoire est un perpétuel recommencement...
Excellent article, qui loin de vouloir nous dresser un tableau idyllique du pays, montre la complexité des rapports géopolitiques mondiaux , et le prisme médiatique simpliste qui nous empêche d’y voir clair . L’Iran est l’un des pays les plus avancés de la région, notamment en matière de mentalités, et l’opinion publique iranienne n’aurait certainement pas à rougir de l’objectivité de ses médias. La diabolisation extrême de ce pays ne tient pourtant qu’à la richesse de son sous-sol, il est à éspérer que l’issue à venir pour ce pays ne ressemble à celle qu’ont connu ses voisins immédiats, l’Irak et l’Afghanistan.
Tout à fait d’accord avec certains commentaires lus précédemment : les changements en matière énergétique demandent une extrême volonté politique, de très lourds investissements ... et ne remplaceront jamais le pétrole complètement ...surtout tant que les bénéfices engendrés par ce milieu d’affaire noir, opaque et aussi malodorant que le produit qu’il convoite continueront d’orienter l’avenir de l’humanité.
Pour moi, le Pic pétrolier est devenu une réalité criante en 2008 -le baril au plus bas aujourd’hui est quand même 4X plus cher qu’en 1999- et les problèmes qu’il soulève dépassent largement les solutions préconisées par Obama... dont je doute qu’il y croie lui même d’ailleurs.
Pour une découverte globale du problème, je ne vous recommanderai jamais assez l’excellent documentaire "Oil, smoke and mirrors" disponible gratuitement sur internet, notamment sur Reopen 911 : les clés de l’appréhension du problème central de la crise actuelle il me semble .
Il me semblait que l’Irak se tenait en 3e ou 4e position mondiale avec dans le top 5 aussi l’Arabie Séoudite, l’Iran... mais les Etats-Unis ? J’ai compris, vous avez du leur incorporer l’Irak !Plus sérieusement, les Etats Unis ont connu leur pic pétrolier (ils étaient alors les 1ers producteurs) en 1970 et depuis ils sont très loin de satisfaire leur propre demande . Obama l’a dit au début de son mandat : la dépendance au pétrole étranger est notre plus grande préoccupation.
Mais à la base cette erreur sur les chiffres de l’Iran m’est due, alors mea culpa car vous avez confirmé la 4eme place de ce pays , ce qui n’est évidemment pas rien.