C’est un peu inquiétant car cela semble offrir 2 solutions qui viennent d’emblée facilement, comme elles sont venues naturellement au cours de l’Histoire : la faillite générale pour s’affranchir de régler la dette, ou bien encore la guerre pour se relancer.
Les chinois regorgent de $ mais ils l’ont en travers de s’être fait refiler des actifs pourris en masse par Paulson -le banquier- jusqu’en 2006... dès lors qu’il a lui même eu ensuite le pouvoir de désigner qu’est ce qui est pourri dans le système . Quant aux pays du Golfe ils en regorgent aussi mais comme le dit l’article la valeur absolue du $ est sujette à caution : certains pourraient être tentés de commercer directement, notamment avec la Chine, pays consommateur d’or noir mais aussi producteur de biens nombreux et variés et où l’épargne populaire est une réalité, pas comme aux USA. Enfin les Russes, mais c’est là plutôt effectivemement des questions de zone d’influence proches.
Le traitement de la question Iranienne, ou de certains points "chauds" du moment nous renseigne : l’Iran est le 2nd producteur mondial, le Darfour est une province du Soudan qui fournit, tout comme le régime des Ayatollahs, la Chine en pétrole brut. Tout bien réfléchi, çà reste un problème central...
Très bon article effectivement, mais lorsque Al Gore parle de 100% d’électricité d’origine renouvelable en 10 ans, je doute. Raison de plus si les constructeurs automobiles se lançaient dès maintenant dans le tout-électrique comme annoncé il y a peu de temps : impossibilité de jouer sur les deux tableaux car les besoins en énergie seraient colossaux.
En ce qui concerne votre remarque, plancher des vaches, elle est très pertinente : je pense d’ailleurs que les pays du Golfe ne sont pas les seuls -avec la Russie, la Chine, le Brésil- à vouloir en finir avec le $ qui sert de référence pour les échanges mondiaux. Mais c’est là que le risque est grand : l’usine à billets verts fonctionne grâce à ces échanges et aux pétrodollars en provenance du Golfe mais qui se réinvestissent aux USA sous forme de bons du Trésor et permettent à cette nation de vivre à crédit sur le dos de la planète. Accepteraient ils sans réaction de perdre cette mane ? De plus, la dette américaine ne pourrait plus compter que sur la procuction réelle des USA pour son remboursement....Enfin, l’économie américaine est actuellement menacée car liée, à cause du remboursement de sa dette gigantesque, à un facteur X qui est celui du prix du baril de brut et de ses variations mais dont on peut légitimement penser qu’il va repartir à la hausse dès le début d’une reprise mondiale.
On ne parle pas assez du rôle central de la fin du pétrole pas cher dans cette crise : il me semble pourtant avéré tant il transpire dans de nombreuses mesures. Energies vertes, renouvelables, voitures non-polluantes et réduction des émissions de CO ne sont pas que le résultat d’une prise de conscience écolo pour les générations futures. C’est aussi la fin de l’ère de l’énergie bon marché. Aussi, tous les événements en provenance des pays du Golfe ou des états "voyous" vont demander beaucoup d’analyse et de recul. Le pic pétrolier est bien là, la présence américaine dans les régions productrices -"la main sur le robinet"- est presque totale, les années à venir nous promettent des moments d’extrême tension.
Jean Lefebvre aussi il avait l’air très con, mais alors qu’est ce qu’il pouvait me faire rigoler ! Par contre, l’autre, Frédéric .. C’est pas possible, c’est pas la même famille malgrè ce trait commun...