Merci pour votre réponse. J’ai en effet un peu hésité avant que de prendre la régence comme métaphore, pour Ubuesque que puisse être l’Europe « démocratique » actuelle.
J’ai notamment bien ri pour le « moins abscons » que vous soulignez, la concernant :- )
Je suis de ceux, avec vous, qui ne peuvent comprendre ou supporter qu’un texte à 90 % identique à celui que nous avons rejeté en 2005 ne soit pas (à nouveau) soumis à l’approbation des Français.
Il y a en effet une (dangereuse collusion) entre les « élites », le pouvoir, les médias, les Turco supporters pour nous expliquer de manière aberrante et surréaliste ce que nous devons faire ,penser ou pire voter.
Moi en tout cas, je ne me plierai pas, je ne démissionnerais pas...sinon devant un scrutin démocratique qui infirmerait ou contredirait celui de 2005.
Comme si il était besoin de démontrer que l’UE n’est pas un projet démocratique....
Il doit y avoir l’URSS ou l’Indochine d’Hô Chi minh pour souffrir la différence parce qu’un Parlement qui à Strasbourg n’a pas même l’initiative des Lois, il doit falloir remonter à la Régence pour constater ce genre d’aberration !
Enfin, si il y en a qui souhaitent continuer à se faire enfler par la rhétorique des « bisous », des « on se tient pas la main ou la barbichette »....Pour moi c’est Non Merci...
Il est ainsi préférable d’être pauvre dans un pays Riche plutôt que d’être pauvre dans un pays pauvre. Il est aussi préférable en tant que patient d’être soigné par des biens portants plutôt que par des malades grabataires point de doute la dessus.
Le propre du riche, si toutefois il est possible de le définir autrement que sous le seul prisme réducteur de sa richesse ou de ses biens constitués en cheptel comme il est fait par « jesuisunhommelibre », n’est pas de dépenser pour « les autres » mais bien pour lui-même, afin d’accumuler autant de richesses, de bénéfices qu’il lui est permis. C’est le propre de la nature humaine, je ne conteste pas.
Un Gps pour sa bagnole, un écran plasma pour les gosses, une piscine pour les vacances ? Mais est-ce vraiment cela la Liberté ? N’y at-il pas là une collusion dangereuse entre confort relatif pour coller aux stéréotypes Bobos du temps et questionnement de l’exercice de sa Liberté à un tout autre niveau ?
Ainsi, si sa richesse , dans le fait de dépenser ou de partager comme il est dit, était un moyen philanthropique viable d’élever le Libéralisme au rang des nécessités vertueuses pour tous afin de redistribuer ses dividendes voir peut-être d’accéder au sésame suprême de l’ISF , comment se fait il que le nombre de pauvres ne grandisse parallèlement et de manière exponentiel, y compris dans les pays ou le système est le plus abouti, sans rendre les plus démunis, les plus faibles, finalement seuls responsables de leur condition ou de leur endémique « pauvreté » ainsi que de les JUGER comme tel ?
Il y a là un paradoxe et une justification simpliste et dangeureuse qui choque si l’on pousse le raisonnement jusqu’au bout.
Le postulat de base du libéralisme est évidemment une démarche égoïste, autocentrée suggéré par le système. La Liberté ? Mais quelle Liberté au juste ?
Adam Smith lui-même, idole poussiéreuse de ces Sbires Libéraux en quêtes de référentiels, l’a remarquablement et simplement synthétisé dans cette formulation : « « Mais l’homme a presque continuellement besoin de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel et s’il les persuade que leur propre avantage leur commande de faire ce qu’il souhaite d’eux. [...] Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme. »
Comte Sponville « le Capitalisme est il moral » y répond également en décrivant ses mécanismes qui n’obéissent finalement qu’à ses propres lois, indépendamment de toute notions de bien ou de mal, de bon ou de mauvais. Réduire l’homme à la simple expression de sa « responsabilité » de sa « liberté » ou du « contrat » pour glorieux que puisse être l’idée Libérale qu’on lui accole, c’est faire du moyen la fin et à terme un nihilisme conceptuel qui renvoie donc l’Homme dans les arbres.
La morale, et tendre vers l’égalité en fait parti dans la notion de ‘justice’ ou de « ’Droit’, est donc introduite par autre chose, ici le Politique, l’intervention humaine, qui sous tend un projet de société, une volonté, une éthique et une organisation cohérente et équitable de la société qui aspire à une harmonisation pour sa propre pérennité ou sa survie, cela afin de corriger les déséquilibres que le Libéralisme comme toute autre système économique induit fatalement.
La Gauche y participe ou y participait sans être nécessairement et de manière rédhibitoire « jalouse » ou « envieuse ».
Lorsque une idée ou un système, et le libéralisme n’y échappe pas, se drape dans les oripeaux du Dogme et de la Panacée, il n’est plus autre chose qu’un Fascisme et devient l’Homme à abattre.
Vous n’êtes plus très loin du compte !