". je pense que le principal responsable est la compétition. Il faut forcement chercher à évoluer vers le bien, la paix, la non-violence... hors le reflexe primaire de "se mesurer les uns aux autres" est toujours là, de plus en plus même alors qu’il faudrait enseigner l’inverse pour peu à peu l’abolir.
Mes enfants pratiquent un sport (2 d’entre eux) mais ne participent à aucune compétition. J’ai expliqué mes raisons, et et ils ont bien compris tout le mal que provoque le fait de "compter les points" par apport au "besoin primaire" de satisfaction d’avoir gagné.
Il y a aussi les sports violent, comme le rugby, que j’ai réussi à faire enlevé du programme de sport de la prof d’EPS du college de mes enfants."
En effet, la compétition et les sports violents sont mauvais. Ils n’ont rien à voir...
avec le besoin et le plaisir de se donner à fond, d’utiliser toutes les ressources de son corps en tout en respectant les règles, de surfer sur l’adrénaline et les endorphines tout en intellectuallisant ses réactions aux autres membres de l’équipe, ou au partenaire/adversaire. Tout cela ne sert à rien, surtour pas à se contrôler, à penser clairement dans les moments où la violence pourrait poindre, à réagir autrement, à prendre conscience de nos capacités tant physiques que mentales, à canaliser ses pulsions.
rien à voir non plus avec l’apprentissage de la victoire et surtout de la défaite, l’envie de se mesurer, la volonté de s’améliorer et la connaissance du fait que l’on peut toujours le faire, avec le sourire après la défaite comme avec l’humilité de savoir que la victoire n’est que temporaire. Cela ne sert à rien, surtout pas à apprendre à avoir confiance en soi grace à nos seuls accomplissements, à réagir à un revers par l’action et non par l’abandon, à arrêter d’idolâtrer le plus fort/rapide/agile, à garder les pieds sur terre après un succès.
rien à voir avec l’émulation, avec le lièvre, la masse, l’uke, le reste du pack, avec ceux qui viennent aider et offrent leur temps avant, rien à voir avec la création lumineuse au milieu de l’action, avec cette pointe de motivation en plus, avec la troisième mi-temps, avec les blagues pendant la pesée, avec ceux qui viennent féliciter ou consoler lorsque c’est fini. La camaraderie, les proches pendant l’épreuve, ceux qui vont nous aider à s’y préparer comme on ne se préparera jamais pour un simple entraînement, ceux qui viennent vous dire "beau match" ou "putain de bonne droite" après.
Oui, les sports violents et la compétition, bouuuuu, c’est pas bien et c’est la source de tous les maux. La violence c’est pas bien, baaah.
Le quartier français est bâti SUR la digue naturelle (dépots de limons successifs) qui longe le fleuve, et son sol se trouve un demi-mètre plus haut que le niveau du fleuve, et plus d’un au-dessus du lac (là où les digues ont cédé). Très peu de risques, où que ce soit que la digue renforcée artificiellement au bord du lac ne lâche. Donc peu probable. De plus le centre avec les bâtiments d’affaire et les bureaux a bien souffert. Donc peu probable.
Hier j’ai eu la chance d’écouter un prof de l’UC Davis parler des réactions aux catastrophes naturelles. Après nous avoir exposé les suites de septembre 2005 en Louisiane, avec les jours d’attente et l’absence de réponse coordonnée, il nous a exposé ce qui s’est passé le jour du séisme de 1906 à San Francisco. Une heure trente après les secousses et le début de l’incendie, l’armée entrait en ville avec des engins pour faire sauter des batiments (afin d’éviter la propagation du feu), avec des vivres, et pour réguler les déplacements vers les zones les plus sûres.
Deux jours plus tard, oui deux jours seulement, des convois arrivaient avec du bois et des pierres de taille pour reconstruire. Avant même que l’incendie soit éteint.
Et avec les débris ? ben en moins de 10 ans, les californiens ont rempli une lagune et construit des batiments pour héberger l’exposition Pan-Pacifique.
Hem... un peu de mauvaise foi gâche beaucoup de bonne volonté.
"dangereux" : la chimie (comprendre l’industrie chimique ici, pour les conséquences en contamination, en dispersions de toxiques) aussi, la recherche bactério aussi. N’empêche qu’on les utilise tjs.
"amoral" : la chimie même topo, combien de temps pour décontaminer des sols empoisonnés au mercure ?
"fantasme d’une énergie abondante" : contradiction totale avec votre point "sans avenir" (avec lequel, dans le cadre de la fission, je suis tout à fait d’accord). Si ça n’a pas d’avenir ça peut difficielement permettre, à terme, d’alimenter ce que vous présentez comme générateurs de pollution, de destruction, etc. A l’inverse avec une énergie infinie (par exemple par fusion nucléaire, idéalement non polluante, oui je sais on en est loin) on pourrait envisager de se servir de cette énergie pour dépolluer, pour changer de modes de consommation, pour retraiter les déchets les plus dangereux...
"militaire" : en premier lieu parce que les premières centrales ont toujours été conçues pour fournir du matériel fissible. Ce qui n’est pas une obligation, loin de là.
"antidémocratique" : vous voulez dire, en dehors de chaque élection où les candidats ont débattu sur l’extension ou non du parc depuis, oh, les années 70 ? (à moins que cela ne soit une critique globale du système politique français)
"ressources" : c’est exact. Comme le projet qui remplacera le nucléaire et qui demandera d’énormes ressources et une focalisation optimale, même s’il s’agit de savoir où placer des éoliennes.
"sans avenir" : discutable (fusion, d’une part, mox, d’autre part (et en plus ça fait disparaître les déchets les plus ennuyeux))