Non, ce qui était pratiqué après la première mouture, c’était une indemnité équivalente à un jour de travail d’un travailleur de base par jour à passer dans les assemblées. Donc pas un euro symbolique.
Pour la critique de la démocratie grecque, et surtout athénienne, je me rappelle de cours au collège où ce régime fut encensé et ses dérives tues. Il a fallu attendre la seconde, et bien plus la terminale pour pouvoir entendre de la bouche de prof ce qu’on peut trouver avec un peu de curiosité. Le modèle est creux, il amène les mêmes au pouvoir que l’oligarchie (regardez le pedigree des « grands » de l’époque classique, le clan des Alcméonides (Clisthène, Périclès et Alcibiade), mais aussi Hérodote, Thucydide, Sophocle, Solon...).
Démocratie grecque : non-suffrage des métèques (chez les athéniens, cela représentait une partie très importante de la population), des femmes, et bien sûr des esclaves (étant donné qu’on pouvait devenir esclave pour dettes, la plupart des paysans non-propriétaires terriens autour d’Athènes furent dans ce cas). Les représentants des dèmes sont tirés au sort et non pas élus. Source wikipedia d’ailleurs.
Le mode de démocratie à la grecque est extrêmement critiqué, vulnérable à la démagogie, à la chute vers la tyrannie, à la corruption...
En Grèce antique, à l’époque où cela se pratiquait, la fonction attirait uniquement les riches (pas mieux qu’aujourd’hui c’est vrai) et les détournements étaient courants. Les fonds de construction de l’Acropole par exemple.