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  • TiBo 7 mars 2008 17:38

    "La mort est un régulateur fondamental. A force d’accroitre notre longétivité, de nous maintenir en vie le plus longtemps possible quitte à être un légume pendant 20 ans, les progrès de la médecine sont en train de boulverser l’humanité."

    Tout à fait d’accord. J’ai d’ailleurs connu des personnes ayant fini leur vie dans ce que l’on appelle l’acharnement thérapeutique : non seulement cette médecine aide à augmenter la longévité, mais nous conforte dans notre facheuse habitude de nier le caractère inéluctable de la mort. C’est un problème.

    Je pense par contre que la possibilité de ne pas mourrir d’une grippe ou d’un coup de froid est quand même un réel progrès... Ainsi que la possibilité de diminuer la douleur d’une personne atteinte d’une maladie incurrable (soins palliatifs). Cela permet d’offrir plus facilement une mort digne et sereine au malade, ce qui est pour moi la moindre des choses...



  • TiBo 7 mars 2008 14:28

    "Des populations civilisées, a priori structurés, vivant selon des “hauts standards humains” et qui semblent protégées par leurs institutions, telles que les nôtres, pourraient bien être retournées comme des crêpes, en l’espace de quelques années, à partir d’un certain seuil, mais on ne pourra pas le démontrer avant qu’il ne soit trop tard. Ni dire exactement comment cela va se produire, et avec quels effets."

    La belle affaire ! Voici mon point de vue :

     

    -Les "populations civilisées" ne sont que des masses d’individus frileux, qui n’ont peur que d’une chose : l’éffondrement du monde tel qu’ils se le représentent. C’est normal, c’est humain, tout le monde est comme ça. Le problème, c’est que cette conception du monde, basée (en gros), sur l’axiome "l’Homme est maitre de la nature" et où l’échange de biens est la relation humaine de base (je comprend dans échange de biens l’échange de monnaie,, que je considère comme la représentation mentale d’une quantité donné de biens), est dévastatrice d’une part pour cette planette qui nous porte et nous fait vivre, d’autre part pour l’Homme (La France première consommatrice mondiale de médicaments psychotropes : We are the champions...).

    Deuxième axiome de base du raisonnement actuel : "l’Histoire évolue vers le progrès. Le progrès est le but ultime". Si cette vision est louable et sûrement vraie dans certains domaines (je pense nottament à la médecine), rien n’est moins sûr dans d’autres domaines : le transport aérien, qui enlève toute notion de distance et consomme une quantité folle d’énergie pour ballader trois tondus, est-elle un progrès réel sur les moyens plus "traditionnels" ? Le scientisme, qui a remplacé la religion chez beaucoup d’occidentaux (qui souvent n’ont qu’une vague idée de ce qu’est la science, qui n’est pas incompatible avec le sentiment religieux), est il un réel progrès sur cette dernière ? Je vous laisse vous faire votre propre opinion, mais la mienne est très nette... Cet axiome est aussi d’ailleurs appliqué au progrès quantitatif : il faut posséder toujours plus pour parvenir au bonheur (petit test : quelle est pour vous la quantité de biens qui vous rendrait vraiment heureux ? Une fois que vous aurez ce je ne sais quoi dont vous rêvez, pensez-vous que vous serez vraiment satisfait ? Rappelez vous vos dernières acquisitions...). C’est la base de l’idée de croissance : il faut croitre, croitre, même lorsqu’il n’y a plus rien à posséder... Actuellement, l’énergie de base est le pétrole, et notre système implique un consommation sans cesse croissante de cette ressource. Sa disparition prochaine va-t-elle obliger à redéfinir notre rapport à l’énergie ? Nous n’en prenons malheureusement pas le chemin : j’en veux pour preuve cette tentative actuelle de remplacer le pétrole par les agrocarburants, présentés comme un changement majeur. Le changement, d’accord, mais seulement si je ne doit rien changer dans mon mode de vie...

     

    -"les hauts standarts humains", bien belle expression pour qualifier le culte de l’oppulence ! Mais je l’ai déja évoqué plus haut : pensez-vous sincèrement pouvoir arriver un jour à la satisfaction que nous attendons tous de l’acquisition de biens matériels ? Moi non... Et il est possible que vous non plus smiley. Le problème, à mon sens, vient du rejet tout occidental de tout ce qui touche à l’émotionnel, au spirituel : <<la religion ? Un système de croyances archaïques, bonnes pour ces sauvages de croisés ou de teroristes islamistes ! La mort ? Je m’en fout, c’est dans longtemps. Et puis de toute façon quand je serait dans mon lit d’hopital, sous morphine et abandonné par mes proches, qui eux aussi n’en ont rien à foutre, j’aurait tout le temps d’y réfléchir !>>... Pour ma part, je pense sincerement que les "hauts standarts humain" devraient passer par une éducation spirituelle de base. Je trouve personnellement aberrant de voir des parents montrer à leurs enfants comment taper un SMS ou se servir d’un ordinateur, mais rejeter toute question du petit dernier sur la vie, la mort... je tiens à présciser que la spiritualité peut être une spiritualité athée, et que pour moi l’éducation à la spiritualité ne passe pas par l’apprentissage d’un dogme, mais tout simplement par l’aide à la réflexion plutôt que le rejet de toute question à laquelle l’adulte n’a pas plus de réponses que l’enfant...

     

    Bref, moi je suis pas contre voir ces populations civilisées "retournées comme des crêpes"...

     

    Désolé si ce commentaire vous parait éloigné du sujet, moi je trouve qu’au contraire il ne saurait en être plus proche (on parle bien des changements pouvant occurir dans notre société non ? smiley). Désolé aussi pour le style peut-être un peu bordélique : il ne s’agit que de réflexions personnelles, que je trouvais pertinent d’évoquer...



  • TiBo 6 mars 2008 17:53

    "la multinationale Monsanto tente maintenant d’obtenir des autorités américaines un brevet sur des séquences d’ADN de porcs désirables pour l’élevage qu’elle a décodées."

    Merci de rappeler l’énorme problème du brevetage du vivant. Cela me fait penser à ces entreprises pharmaceutiques (je ne me rappelle plus du nom, désolé...), qui, après avoir réussi à se faire révéler les plantes qu’usaient les guérisseurs indigènes de différentes parites du globe, les ont breveté et ont demandé aux guérisseurs de leur payer des royalties... Ou tout simplement ne les ont pas informés du bénéfice qu’elles font. Le monde à l’envers ! 

    C’est comme le problème soulevé au commentaire suivant : " une contamination du maïs normal par une plantation de maïs OGM à quelques kilomètres est considéré comme du vol par Monsanto ! La firme engage des poursuites judiciaires, force l’exploitant à utiliser des OGM sinon elle le coule via des procédures judiciaires coûteuses et des amendes exorbitantes..." (remarque : je croyais que les semences Monsanto étaient stériles, ce qui obligeait les agriculteurs à en racheter à chaque saison plutôt que de conserver un partie de la récolte pour en replanter ???)

    Si les plants d’un agriculteur bio ont le malheur de se croiser avec les plants OGM du champs d’à coté, sa plante est devenue un OGM, et donc brevetée... On est loin du brevet "éthique" servant à financer la recherche !



  • TiBo 26 février 2008 21:06

    A ce que je sache, il n’a pas été question de changer la constitution... Il s’agit, cette constitution encore en place, d’essayer de la contourner. Or, si on veut que ces textes valent quelque chose, il faut agir conformément à eux lorsqu’ils sont en vigueur. Il existe justement des recours constitutionnels, légaux, pour changer la constitution.

    La manière d’agir du président est inadaptée et montre, à mon sens, une envie de s’affranchir de la constitution plutôt qu’une envie de la changer...



  • TiBo 23 février 2008 11:24

     Mouai... Ca n’a rien de nouveau, et vu le nombre de magasin de vêtement que je vois chaque jour remplacer ici une boulangerie, là une épicerie, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment si mauvais que ça pour le petit commmerce...

     De plus, nombre de ces "petites boutiques de centre ville", que vous semblez déjà regretter avec nostalgie, ne sont que des succursalles de grandes firmes : pas vraiment le petit cordonnier traditionnel. Et personnellement, je ne suis pas contre la disparition des Jennifer, Zara et consorts dans les centres villes... Non mais vous immaginez un peux, encore un peu et on pourra se ballader dans le vieux centre sans se faire agresser par les énormes panneaux "soldes" ! Quelle horreur

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