Lorsque l’on regarde la liste des compagnies et banques qui tirent profit de la forêt indonésienne, on comprend mieux l’ampleur de la tâche, plus encore l’impossibilité d’empêcher ce désastre, notre société repose exclusivement sur l’idée que la terre nous appartient et que le profit est le seul idéal respectable, il faut profiter de la vie, et comme de plus on profite mieux et plus en trichant...
Seule une propagande intensive en faveur de la préservation et le respect de la vie pourrait inverser le cours des choses, le temps n’est plus à la réflexion, avant que tout le monde ai compris, la biodiversité sera à jamais altérée, détruite, les animaux sont de la viande, les arbres du bois, et de la terre risquons de faire un cimetière.
Tout est dit, l’être humain appartient à l’entreprise, qui se doit de le valoriser, l’article se veut progressiste, IBET pour mesure le bonheur au travail, mais la terminologie employée est sans appel, dans l’entreprise l’homme, la femme sont propriété de celle-ci, elle est tellement bien qu’en plus de son salaire elle pourra lui offrir une note (de 0 à 20 ?), un indice de bien être, on vit une époque formidable.
A quand un patron qui éclatera de rire quand un de ses employé(e)s lui dira « je ne suis pas venu(e) travailler hier, j’ai préféré rester avec mon conjoint pour faire l’amour et me détendre », et qui lui répondra, « vous avez bien fait la vie est trop courte pour la vendre à un chef d’entreprise aussi parfait soit-il ».
Faut pas rêver, un taux de chômage élevé est indispensable pour pour réduire les droits des salariés, au regard des progrès techniques, 10 à 20 heures de travail par semaine seraient plus que suffisantes, mais il est écrit dans la bible que l’on doit gagner son pain à la sueur de son front, ce que ne cessent de répéter les politiques d’une société prétendument laïque, après ça, on critique l’islam pour son emprise sur le politique.
La compétition mène le monde à la ruine, mais la compétitivité est la valeur suprême, le mot magique, ce qui sert à mesurer l’utilité d’un être humain, je crois qu’on est mal barré.
J’ai peur que tous ces colloques ne soient que de la diversion, alors qu’on en est encore à se demander si les insecticides tuent les abeilles, tout le monde sait bien que les abeilles ne sont pas des insectes...
La marée noire dans le golfe du Mexique risque de porter un coup terrible à la biodiversité, mais c’est BP qui gère le désastre, ce sont les chiffres de la compagnie qui sont considérés comme officiels, alors même que des chercheurs indépendants avancent des quantités de pétrole beaucoup plus conséquentes, journalistes et chercheurs n’ont pas accès à certaine zones, la biodiversité ne sera jamais une priorité, elle passe après les intérêts privés de quelques multinationales qui savent ce qui est bon pour l’humanité, et de petites réunions conviviales n’y changeront rien, les populations d’insectes s’effondrent dramatiquement depuis quelques années, mais le grenelle 2 dit que les insecticides n’y sont pour rien et que de toutes façon les intérêts économiques passent avant.
La plupart des gens se fichent de la biodiversité, la diversité des produits dans nos supermarchés, la voilà la vraie biodiversité.