Bonsoir @lecoindubonsens. Inutile d’user de flagornerie pour commencer votre message ) On peut discuter sans être d’accord (et apparemment on n’est pas du tout d’accord...), ça s’appelle le débat démocratique !
Je n’aurais évidemment pas évoqué ce genre d’anecdote si cela avait concerné quelqu’un de mon âge... Et rien à voir avec les jeux de « touche pipi » (que j’ai pratiqué dès l’enfance sans aucun problème). Non, c’était un homme de 28 ans, qui avait donc 15 ans de plus que moi.
J’ai la chance, contrairement à Sylvie, de ne pas avoir été perturbée trop longtemps, même si cela a sûrement influé ma vie sexuelle d’adolescente (précoce, trop précoce...) ; il faut dire que j’ai intuité très tôt (avant mes 30 ans) l’intérêt de faire une analyse.
Pour autant, il faut appeler un chat un chat ! Une relation sexuelle, même s’il n’y a pas pénétration, peut s’apparenter à un viol dès lors qu’il y a emprise et non réel consentement, ce qui est souvent le cas pour des personnes très jeunes (hommes ou femmes — ça arrive aussi dans l’autre sens, même si c’est moins fréquent et qu’on en parle rarement...) car l’adulte « sait » très bien, au fond, que le consentement n’est pas si éclairé... Et je trouve ça même très pervers de jouer là-dessus (cf. l’exemple du « baiser dans le coup », demande apparemment « innocente » de NH, qui lui permettait de justifier derrière une relation sexuelle sordide sur un parking...)
Je ne suis ni « fanatique », ni « idéologue », même si le féminisme m’importe, et la plupart des hommes ne sont pas mes ennemis. Mais il y a clairement des relations hommes-femmes qu’il faut faire évoluer... notamment dans certains milieux (à commencer par le milieu politique, très machiste). Ras le bol de ces pervers qui se croient tout permis !
Et j’espère, qu’avec le mouvement #MeeToo, les agressions sexuelles basées sur une volonté de domination et de pouvoir, seront dénoncées de plus en plus souvent. D’ailleurs, le pire dans tout cas, c’est de se rendre compte que le comportement de NH (ou d’autres : Duhamel, PPDA, Strauss Kahn...) ne choque pas du tout certains (à mon avis, ils sont de la même génération) — il suffit de le constater dans certains commentaires ici qui relèvent du « café beauf de commerce »... — voire qu’ils seraient même prêts à y voir une « santé » et une « vitalité » sexuelle plaisante ! Et l’inversion des rôles agresseur-victime, dans lequel s’engouffre souvent les personnes attaquées, est aussi d’une grande perversité.
Alors non, même s’il n’y a pas eu pénétration, même si la jeune femme (Sylvie) a accepté de faire un baiser dans le cou et semblait consentante, il y a ici (si c’est avéré bien sûr) clairement un comportement déviant et une agression sexuelle qui relève d’une infraction. Peut-être que le viol psychique (car pour moi c’en est un) peut être reconnu comme un viol, je n’en sais rien, je ne suis pas assez au fait du juridique pour le savoir. Mais m’est avis que cela va évoluer (dans le bon sens) dans les mois et années à venir (prescription qui pourrait être levée par exemple).
Moi aussi je veux être sur le chemin de la déconstruction... plus jeune quand ça m’arrange, plus vieille quand ça m’arrange aussi ; femme, homme, je veux tout à la carte selon mes besoins et mes intérêts du moment !
On n’a pas la même définition de « l’élégance » !! et la « contrainte » peut être plus subtile que ce que vous en pensez...
Pour revenir sur le premier
témoignage, il y a l’âge, l’âge qu’on a réellement, l’âge qu’on fait, et puis
il y a l’époque. Il faut aussi recontextualiser. Dans les années 70-80, on n’avait
pas accès à internet, les informations sur la sexualité étaient plus limitées.
Et le courant était aussi, surtout dans les années 70, à une certaine liberté
sexuelle même pour les plus jeunes ! (cf. Matzneff qui ne choquait
personne à l’époque)
Je me suis reconnue en elle quand
Sylvie (le premier témoignage) se demande si la sexualité se passe réellement
comme ça. C’est exactement ce que je me suis dit quand à 13 ans, mon « amoureux »
d’alors (qui avait fait son numéro de jeune sérieux auprès de ma famille) m’avait
demandé quelques jours après notre première rencontre de le caresser, après
avoir sorti son sexe, et de l’embrasser (fellation). Je n’avais pas de point de
comparaison, je me demandais si c’était çà les préliminaires sexuels… Je l’ai
caressée, avec de la réticence, et je n’ai pas été jusqu’à la fellation (malgré
son insistance) car dégoûtée. Je me sentais sale mais aussi coupable car cet « amoureux »
m’a ensuite reproché tacitement de ne pas avoir été jusqu’au bout (se montrant
agacée). Il ne m’a pas violée. Je n’ai pas été contrainte en apparence. Mais il
a, avec recul, profité clairement de mon âge et de ma naïveté.
J’avais trouvé le titre du livre de
Vanessa Springora, « le consentement », très bien choisi. Car
peut-ont vraiment consentir quand on est très jeune, inexpérimentée, même si en
apparence, on consent ?!...
Je crois que certains prédateurs
ciblent volontairement des jeunes filles naïves et innocentes (cf. les profils
de Sylvie, et j’imagine de Maureen Dor à 18 ans…) ; cela doit bien plus
les exciter que des jeunes ados plus délurées…
Mais pour moi clairement, cela relève
de l’agression sexuelle, et du viol, si ce n’est physique, du moins psychique.
En tout cas, ça se défend devant un tribunal !
Bonsoir. Le 11 janvier dernier, dans les prévisions 2021 que j’avais rédigé sur mon blog d’astro-numéro, j’avais évoqué que ce mouvement allait prendre de l’ampleur ; à l’époque, le livre de Camille Kouchner venait juste de sortir. Cela a pris une ampleur très rapidement. Et je pense que cela va bouger aussi juridiquement parlant.
@HΞŁŁБФUЛÐ Ah non, je me suis connectée pour la 1ère fois ce jour (j’ai dû d’ailleurs réinitialisé mon mot de passe, depuis le temps...). Le nombre d’articles modérés dans le mois est le même que depuis 5 jours, mais correspond en fait aux articles modérés ce jour. Alors, « double compte d’influence », non !! (en fait, c’est moi Fergus :-> )