@JPCiron « Il n’y a pas de conclusion à rechercher si se n’est seulement dire suis-je croyant ou mécréant en l’espèce humaine d’avoir choisi des dieux pour ce qu’ils ne savaient pas réaliser eux-mêmes ? »
Considérer que cette phrase n’est pas du français ne relève pas de la perfection individuelle, mais de connaissances syntaxiques de base.
@Pierre Régnier Sans vouloir vous casser la baraque, je ne crois pas du tout à cette histoire de Jésus qui aurait soit disant « donner sa vie » pour ceci ou cela. Je pense que c’est une interprétation de sa mort qui a été faite, et construite, par les Romains, pour tenter de séduire les juifs et les aliéner à l’empire. Pour moi, Jésus était, comme de nombreux juifs avant et après lui, subjugué par les prophéties de l’ancien testament. Il croyait vraiment qu’un jour un juif serait le « maître du monde », et il a voulu, comme beaucoup d’autres, être celui-là. Ses motivations réelles étaient donc probablement beaucoup moins désintéressées que ce que vous laissez entendre. Et c’est d’ailleurs très précisément pour cette raison que nous sommes devenus chrétiens : le discours de l’ancien testament est à ce point ancré dans l’esprit des juifs, et il a été tellement bien construit, qu’il est absolument impossible pour eux de s’en départir : la carotte est trop belle. C’est pourquoi l’empire a échoué à les intégrer, et qu’il n’a eu d’autre choix que la conversion au christianisme afin de sauver les apparences... Conversion qui au final n’a pas résolu le problème : les juifs veulent rester des juifs, et les « païens » des « païens ».
Je crois que ce sera le challenge des prochaines décennies, parvenir à dresser la critique du judaïsme, sans verser dans l’antisémitisme primaire. Difficile, mais pas impossible à mon sens.
Concernant cette histoire de Jésus et des Cananéens, je vous avoue que c’est une histoire qui me dépasse. Le « païen » que je suis, qui s’inscrit en fait entièrement à l’extérieur de ce que j’appelerais la « matrice judéo-chrétienne », n’est en fait pas concerné par ce genre de querelles.