A partir de 2012 les russes ont lancé deux grands projets : d’un côté l’intégration de l’Ukraine dans un accord de libre échange eurasiatique, de l’autre la création de Nord Stream 2.
Les américains se sont opposés aux deux projets, qu’ils ont fait capoter.
En 2014 le gouvernement ukrainien est renversé et l’accord eurasiatique annulé.
Des sanctions économiques sont décidées contre les entreprises qui participeraient à la construction de Nord Stream 2 (pour quel motif ? on l’ignore).
S’il faut essayer de comprendre la colère des russes, à mon avis, c’est plus là qu’il faut aller la chercher que dans une prétendue maladie mentale de Poutine.
@chapoutier C’est le problème des socialistes, ça. Vous partez toujours la fleur au fusil avec de grands projets et de belles intentions, et ça finit toujours de la même façon : la bureaucratie et les petits copains façon Joseph Djougachvili... « L’enfer est pavé de bonnes intentions », comme on dit. Très beau discours de Jaurès, ceci dit.
Ce serait intéressant que vous définissiez ce que vous entendez exactement par « statut de pétrole » du dollar.
Vous dites « Oui, le chef de l’Arabie saoudite soutient la fin éventuelle de l’énergie basée sur le pétrole, et cela inclut la fin du dollar comme monnaie pétrolière. »
Ce qui fait la force du dollar c’est son statut de monnaie d’échange internationale, et si elle est la monnaie d’échange internationale, c’est avant tout parce que c’est la monnaie dont la stabilité dans le temps est la mieux anticipée. Demain, si les acteurs économiques n’achètent plus de pétrole avec des dollars, ça ne veut pas dire qu’ils n’utiliseront plus le dollar. Ils achèteront des panneaux photovoltaïques, mais si le dollar est toujours perçu comme la monnaie ayant le plus grand gage de stabilité, ils continueront de le faire en dollar.