Quand la théorie est contredite par les faits c’est la théorie qu’il faut revoir et non les faits qu’il faut ignorer.
Si le travail était un jeu à somme positive la défiscalisation des HS sous Sarkozy aurait créé des emplois. Or elle en a détruit.
Si tout se passe comme si le travail était un jeu à somme nulle, et bien cela veut dire que le travail est un jeu à somme nulle.
D’ailleurs c’est quasiment la définition de la situation de chômage de masse dans laquelle nous nous trouvons depuis plus de quarante ans, ce que Keynes appelait équilibre de sous-emploi.
On peut même se demander comment le chômage de masse pourrait tout simplement exister si le travail était encore un jeu à somme positive.
Tant qu’on reste en régime de plein-emploi on peut considérer le travail comme un jeu à somme positive. Nous avons basculé dans un tout autre régime depuis 1974, celui du travail jeu à somme nulle.
Le chiffre réel est donc d’au moins 20%, ce qui nous amènerait à peu près à 40% de couples dont au moins un partenaire est au chômage...si le chômage était innocent dans la destruction du couple et de la famille.
Les 50% de divorce dont vous parlez se rapportent à ceux qui ont été mariés au moins une fois, pas à l’ensemble de la population française qui compte de nombreux célibataires jamais mariés, et pas moins frappés par le chômage, au contraire car quand on est au chômage il est plutôt irresponsable de se marier.
Je ne vois toujours pas dans les chiffres ce qui permettrait de conclure que les premiers ennemis du couple et de la famille ne sont pas le chômage et la misère.
Au fait, si vous déplorez l’absence de la valeur mariage et de l’esprit de responsabilité, vous avez dû être horrifié par le modèle économique du RSA.
« Un loyer , un foyer , deux salaires, c’est l’idéal et cela devrait être la norme. »
Donc quand il y a un ou zéro salaire votre norme n’est pas respectée. Mais cela c’est presque la définition de la pauvreté, et je vous disais justement que la pauvreté est la cause du problème et pas la conséquence.
Je ne comprend toujours pas comment vous pouvez tolérer que le barème du RSA punisse les foyers qui respectent la norme familiale que vous promouvez et récompense (chichement) les autres ;
Un exemple trouvé sur internet qui montre bien les vrais questions que se posent ceux qui sont concernés par le problème de la monoparentalité. Au moins celle là ne tombera pas dans le piège de jouer au plus fin avec la CAF. Elle va bientôt comprendre ce que la société attend d’elle.
Lisez les commentaires sous le lien et vous découvrirez que les mères allocataires du RSA parent isolé n’arrivent pas à s’en sortir. Comment feraient-elles si elles n’avaient pas rompu tout lien entre les enfants et leur père ? Leur situation serait encore pire.
Vous semblez raisonner comme si l’explosion des familles monoparentales était la cause de la pauvreté de ces familles, alors que s’en est la conséquence. Si seulement cette conséquence était purement naturelle, mais non, le phénomène est aggravé artificiellement par la manière dont la société les accule à la monoparentalité, notamment avec ce barème du RSA dont la perversité devrait vous révolter.