Je suis heureux de voir un débat dé-passionné sur le sujet !
Je crois que le débat est sur le mauvais terrain : un médecin doit soigner, un scientifique doit faire des expériences pour valider des hypothèses.
Vous discutez de méthode scientifique. Ok, c’est très bien et cela a tout son intérêt dans le contexte habituel de la recherche scientifique ou d’études pour autoriser la mise sur le marché d’un principe actif par exemple.
Dans le cas présent, quelle -est- était la situation ?
Une maladie nouvelle, une crise mal gérée dès le départ quand on dit aux malades de rester chez eux en attendant que ça s’aggrave... et donc une saturation artificielle des services de réanimation. Par conséquent, un nombre important de morts chaque jour.
Dans ce contexte, que devrait faire un médecin ? Essayer des médicaments qui sont connus pour marcher contre des maladies similaires, et si cela semble marcher contre cette nouvelle maladie (qui est quand-même un coronavirus, une famille connue), continuer à essayer le remède sur d’autres malades, en parler à ses confrères, mettre en commun les résultats.
Autrement, « en double aveugle », cela veut dire : soigner un groupe avec le médicament, et donner un placebo à un autre groupe. Mais si le placebo ne fonctionne pas, cela veut dire condamner le groupe témoin ? C’est insensé ! Inacceptable d’un point de vue moral.
En tout cas, si quelqu’un de proche, votre fille ou votre mère, était malade, et qu’on vous dise : « Il y a la chloroquine qui semble marcher, mais son efficacité n’est pas prouvée par des études scientifiques béton. Et sinon, on ne sait rien faire d’autre que mettre la personne sous respirateur quand ça devient vraiment grave, avec des risques importants de mourir ». Quel est votre choix ? Pour moi, il n’y a pas photo !
Et il me semble que c’est ce qu’a fait le pr. Raoult.
Des biais dans l’étude, peut-être. Du point de vue scientifique, vous êtes plus à même de juger que moi.
Mais du point de vue d’une démarche de médecin, je ne vois pas ce qu’on peut reprocher à l’équipe de l’IHU de Marseille, et donc il me semble préférable d’élargir l’utilisation de son protocole, forcément sous surveillance médicale, etc.
Je réagis à ce vieux commentaire bien après, mais on dirait que le débat n’est pas encore terminé sur ce sujet, alors, ça reste d’actualité...
Dépêche AFP reprise en boucle sur tous les journaux.
Et ici encore le pr. Lescure qui nous annonce la catastrophe à venir.
Il travaille pour qui ce monsieur ?
Ah tiens, en mars il demandait un confinement encore plus dur. Sur Didier Raoult, il disait "l’étude du professeur Raoult « est une honte scientifique »
". Mmmhh. Dans la droite ligne du story-telling. C’est gros !
déjà le titre est trompeur : « hausse des contaminations au covid-19 ».
Non, il n’y a pas une hausse des contaminations, il y a une hausse du nombre de tests, ET DONC une hausse du nombre de tests positifs.
C’est mathématique : environ 2,5 % de la population porte « quelque chose » qui fait réagir en positif les tests PCR utilisés en France (sur leur efficacité, je vous laisse chercher, mais ce sont les plus mauvais qui ont été choisis).
Donc si on fait 1000 tests de plus aujourd’hui, on va trouver environ 25 positifs. Si on en fait 10000, on va trouver 250 positifs. Etc.
Sont-ils malades ? Non, il n’y a plus d’hospitalisation, et encore moins de morts. Sont-ils même porteurs du virus SARS-cov2 ? Non pas forcément. Il y a des faux positifs (comme il y a des faux négatifs). Et même s’ils sont porteurs du SARS-cov2, est-il encore vivant ? actif ? ou s’agit-il de restes du virus, détectés par le test, mais qui n’ont plus aucune activité ?
Par contre, cela participe encore une fois à la stratégie de la peur. Écoutez les messages des médias : « il faut tester », « il faut augmenter le nombre de tests ». Oui, car mathématiquement, on va trouver plus de cas positifs, et on pourra dire, en trompant les gens : « il y a une augmentation des contaminations ».
@BA « Deuxième vague »... Des personnes sérieuses qui ne passent pas à la TV nous disent qu’ils n’ont jamais vu de deuxième vague, même en cherchant dans la littérature (voir Alexandra Henrion-Caude, Didier Raoult).
« Deuxième vague » : il s’agit encore du story-telling officiel dont l’objectif est de faire peur pour maintenir la population dans l’état de sidération obtenu depuis février-mars en France.
Relisez l’article de cette page à tête reposée, c’est tout ce qu’il dit et c’est tout ce qu’il y a à comprendre de cette « crise covid-19 ».