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Yves Guéchi

Yves Guéchi

Le dire encore et encore pour ne plus vivre sur la planète "TAIRE"

Tableau de bord

  • Premier article le 31/05/2023
  • Modérateur depuis le 05/06/2023
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Yves Guéchi Yves Guéchi 29 mars 09:03

    @Enki

    Je pense que votre message repose surtout sur une confusion entre plusieurs réalités différentes.

    D’abord, personne ici ne « défend le patriarcat ». Le patriarcat existe dans de nombreuses cultures, y compris occidentales, et il a longtemps structuré notre propre société. Rappelons que les femmes françaises n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1944, et que certaines contraintes vestimentaires ou sociales ont aussi été imposées chez nous pendant des siècles.

    Ensuite, comparer le fichu traditionnel et le voile musulman uniquement sur des critères esthétiques ou de longueur est réducteur. Les vêtements ont toujours été porteurs de normes sociales, religieuses ou culturelles. Le fait que les hommes portaient aussi des couvre-chefs autrefois montre justement que les sociétés évoluent… et que les pratiques changent avec le temps.

    Sur le fond, la vraie question n’est pas de savoir si un vêtement nous plaît ou non, mais si une femme choisit librement de le porter. Il existe des situations de contrainte, qu’il faut dénoncer sans ambiguïté. Mais il existe aussi des femmes qui revendiquent ce choix. Les nier, c’est aussi leur retirer leur capacité de décision.

    Enfin, affirmer que cela mènerait à une « France islamique » relève davantage d’une projection anxiogène que d’une réalité. On ne construit pas un débat sain sur des peurs globales ou des généralisations.

    On peut être attaché à l’émancipation des femmes sans pour autant imposer une seule manière de s’habiller ou de penser. La liberté, justement, c’est aussi accepter que d’autres fassent des choix différents des nôtres.



  • Yves Guéchi Yves Guéchi 29 mars 08:57

    @La Bête du Gévaudan

    Votre commentaire mélange plusieurs choses qui méritent d’être distinguées.

    D’abord, réduire toutes les femmes voilées à une adhésion à la charia est une généralisation abusive. Dans les faits, les motivations sont multiples : conviction religieuse, tradition culturelle, identité personnelle ou choix individuel. Assimiler systématiquement ce choix à une idéologie totalitaire revient à nier la complexité des parcours et des individus.

    Ensuite, vous confondez une pratique religieuse visible avec un projet politique. La charia, dans son acception politique radicale, est effectivement critiquable et contestée dans de nombreux pays, y compris par des musulmans eux-mêmes. Mais cela ne signifie pas que toute personne portant un signe religieux y adhère. Ce raccourci est précisément ce qui alimente les tensions plutôt que de les apaiser.

    Concernant les comparaisons politiques que vous faites avec Jean-Luc Mélenchon, ou encore des figures comme Karl Marx, Vladimir Lénine ou Maximilien Robespierre, elles relèvent davantage du procès d’intention que d’un argument rationnel. Mélanger des idéologies, des époques et des contextes très différents ne permet pas d’éclairer le débat, mais plutôt de le caricaturer.

    Enfin, qualifier des millions de personnes d’« intolérantes » ou de « haineuses » en bloc est justement ce que vous dénoncez. On ne combat pas une idéologie en essentialisant des individus.

    Si le sujet est sérieux — et il l’est — alors il mérite mieux que des amalgames. Il demande de la nuance, du discernement et une capacité à distinguer les pratiques individuelles des projets politiques.




  • Yves Guéchi Yves Guéchi 23 décembre 2025 18:37

    @lecoindubonsens

    Pour conclure simplement :
    oui, le bœuf est un exemple parmi d’autres.
    oui, la solidarité et la mutualisation font partie de notre modèle social.

    Mais l’objet de l’article n’était ni de hiérarchiser les besoins fondamentaux, ni de remettre en cause l’impôt ou l’État social dans son ensemble. Il était de mettre en lumière un fait précis : un produit marchand, présenté comme relevant d’un prix de marché, repose en réalité sur un soutien public structurel et croissant, sans que cela soit clairement assumé ni débattu comme tel.

    Ce point a été reconnu tout au long de l’échange. Le reste relève davantage d’un désaccord de principe sur l’opportunité d’en parler que sur la réalité décrite.

    L’article ne prétend pas traiter tous les sujets à la fois. Il fait un zoom volontaire sur un cas concret, chiffré, documenté, pour poser une question plus large sur la viabilité de certains modèles économiques financés par l’argent public. Libre à chacun d’estimer que ce zoom est inutile. Il n’en invalide ni les faits, ni la question posée.

    À partir de là, le débat a été mené jusqu’au bout.
    Les positions sont claires.
    L’article assume la sienne.



  • Yves Guéchi Yves Guéchi 23 décembre 2025 12:35

    @lecoindubonsens

    Le parallèle que vous faites est connu, et en partie juste. Oui, de nombreux biens et services sont subventionnés. Oui, l’utilisateur ne paie pas toujours le coût réel. Ce n’est ni nouveau ni choquant en soi.

    Mais votre raisonnement évite la question centrale posée par l’article.

    Les transports publics, l’école, les routes ou certaines associations relèvent de services collectifs assumés comme tels. Leur subvention est explicite, débattue politiquement et justifiée par des objectifs clairs : accès universel, cohésion sociale, sécurité, mobilité, égalité des chances. Personne ne prétend que le ticket de métro ou l’inscription à l’école reflète le “vrai prix” du service.

    Le bœuf, en revanche, est présenté comme un produit marchand classique, vendu sur un marché concurrentiel, avec un prix affiché censé refléter sa valeur économique. Or ce prix ne tient que parce qu’une part structurelle du coût est déplacée vers l’impôt. Ce n’est pas un soutien ponctuel ou un choix social explicite, c’est un fonctionnement permanent.

    C’est précisément pour cette raison que le “zoom sur le bœuf” est légitime.

    Il ne s’agit pas de dire que le bœuf serait le seul cas de subvention. Il s’agit de montrer qu’un produit de consommation courante, acheté individuellement, repose sur un modèle qui demande toujours plus d’aides pour rester viable, sans que cela soit clairement assumé ni débattu comme tel.

    Vous évoquez le fait que le consommateur de bœuf ne paierait “que” 85 % du prix réel. Ce chiffre n’est pas anodin. Il signifie qu’un secteur entier fonctionne en déficit structurel, compensé collectivement, année après année. La question n’est pas morale. Elle est économique et politique : combien de temps peut-on maintenir un modèle qui ne couvre pas ses coûts sans soutien permanent ?

    Enfin, dire “pourquoi le bœuf et pas autre chose ?” revient à déplacer le débat. On peut très bien analyser les transports, le logement ou l’énergie. Le fait que d’autres sujets existent ne rend pas celui-ci illégitime.

    L’article ne prétend pas que le bœuf est un cas unique.
    Il affirme que c’est un cas révélateur.

    Et poser cette question n’est ni injuste ni idéologique. C’est précisément ce que devrait faire toute analyse sérieuse d’un modèle économique financé par l’argent public.



  • Yves Guéchi Yves Guéchi 22 décembre 2025 18:07

    @Jason

    Vous avez raison sur un point essentiel : la mise en commun par l’impôt est au cœur de l’État social. Nous finançons tous des services que nous n’utilisons pas directement ou pas au même moment, et c’est précisément ce qui permet à la société de fonctionner. Personne ne remet sérieusement en cause le principe de solidarité.

    Mais l’article ne critique pas ce principe. Il interroge son application dans un cas précis.

    Il y a une différence importante entre financer des biens et services collectifs (éducation, infrastructures, secours, culture) et subventionner en permanence un produit marchand, vendu sur un marché concurrentiel, présenté comme relevant d’un prix “normal”.

    L’école publique, les routes ou les services de secours ne sont pas des biens de consommation individuelle mis en rayon avec un prix affiché censé refléter leur coût. Le bœuf, si. Or ce prix est partiellement artificiel, parce qu’une part significative du coût est déplacée vers l’impôt, sans être visible pour le consommateur.

    La question n’est donc pas :
    “Est-il normal de payer pour des choses que l’on n’utilise pas ?”
    Mais plutôt :
    “Est-il sain qu’un secteur économique repose structurellement sur des subventions pour maintenir un prix de marché donné, sans que cela soit clairement assumé et débattu ?”

    Autrement dit, il ne s’agit pas de solidarité au sens classique, mais d’un choix économique et politique précis, reconduit année après année, sans remise à plat du modèle ni véritable débat public sur ses objectifs, ses limites et son coût réel.

    Reconnaître cela ne revient pas à rejeter l’État social. Cela revient à demander plus de transparence et de cohérence dans la façon dont l’argent public est utilisé, et à se demander si subventionner indéfiniment un modèle fragile est la meilleure manière d’exercer cette solidarité.

    C’est cette nuance que l’article cherche à mettre en lumière.

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