Et Nicolas Sarkozy n’a pas été élu sur son refus de reconsulter le peuple sur un ersatz de TCE. Il est clair qu’une bonne partie de son électorat ne doit pas apprécier cette méthode (enfin dans le même temps, personne ne peut être surpris).
C’est quand même une mauvaise foi terrible que de justifier la ratification parlementaire par l’élection de Nicolas Sarkozy. C’est mélanger des enjeux différents : un programme présidentiel et un traité européen, ce n’est pas la même chose.
« S’il est incontestable que les peuples français et néerlandais ont bien rejeté le TCE, je vous rappelle, car vous semblez l’occulter de votre conscience embrumée, que les peuples d’Espagne et du Luxembourg ont eux embrassé le projet constitutionnel. Il ne me semble pas que des peuples valent plus que d’autres... Si ? Voie référendaire : deux partout, la balle au centre ! »
Balle au centre ? Dans ce cas comptons les pays où le traité est passé par le parlement alors que les sondages donnaient une opinion globalement négative : Allemagne, Grèce. Je ne parle même pas des pays où les dirigeants ont poussé un grand ouf de soulagement à l’annonce des non français et néerlandais : Britannique et danois.
Pendant ce temps, les bobos ouiouistes dans votre genre ont sauté de joie lorsqu’il y avait « un signal fort » du genre : le parlement finlandais a ratifié le TCE. Et les finlandais, ils en pensent quoi au juste ? Peu importe pour les pseudos journalistes qui pululent dans nos médias. Ce qui importent, c’est la ratification, pas ce qu’aurait pu en penser les bouseux finlandais. On ne va pas risquer d’appendre qu’ils soient contre : on n’a pas besoin de savoir s’ils sont pour puisque le parlement l’est !