Azouz Begag est un type très intéressant, il est exemplaire du citoyen français n’ayant de Français que la citoyenneté. Ses propos permettent d’expliciter le fonctionnement mental du citoyen français non-Français. Et ce fonctionnement permet de réduire en miettes la marie-chantalesque réflexion de la Bécassine des Charentes
- Que veut dire Français de souche ? Cela veut-il dire que les autres sont des Français de feuillage, des Français de branchage ?
Et bien non, Madame, être de souche, c’est de penser ou de dire « NOUS » lorsqu’on fait référence aux Français, tandis que ne pas être de souche, c’est de penser ou de dire « EUX », lorsqu’on fait référence aux Français.
M. Azouz Begag fait partie de ceux qui, subconsciemment ou non, ne se reconnaissent pas comme Français au sens identitaire du terme. Pour lui, les Français au sens identitaire du terme sont les « indigènes » - originaire du pays où il se trouve -, les « descendants de Vercingétorix », ainsi qu’en témoignent ses déclarations à Respect Magazine :
"Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix... Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y allé (sic !) aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police Nationale. Partout de manière à ce qu’on ne puisse pas revenir en arrière. »
Alors, il faut cesser de dire que les Français issus de l’immigration, sont des Français comme les autres. Eux-mêmes ne se considèrent pas comme tels.
Et qui d’autre qu’un Français issu de l’immigration* pourrait faire un tel aveu : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid... » ?
* Candidat à la plus haute charge de l’Etat.