@Krokodilo et aux autres,
« espéranto...article H.Masson... »
>> J’ai été lire « Polémique autour de l’esperanto ». Pour une langue née en 1887, l’esperanto, il faut bien l’avouer n’a pas fait des étincelles en feux d’artifice. D’accord, il n’a pas eu la « pub » suffisante, mais, malgré tout, son problème majeur est sa concurrence avec une langue bien plus ancienne, mais bien vivante, elle, et surtout plus parlée dans le monde de fait. Artificielle, toutes les langues le sont, mais il ne faut jamais être une des dernière en piste pour avoir une chance de passer. Dommage, parce qu’elle est facile à apprendre...
« apprendre le plus possible de langues est lassant »
>> Mais, à première vue, je vous dirais, vous avez raison. Combien de temps perd on à apprendre l’usage d’un « outil » alors que l’on connait un autre depuis toujours, qui permet la même chose ? Au pire, une langue maternelle et une autre pour communiquer avec les autres seraient bien suffisants. Bien d’autres choses à connaitre et à se farcir pour former un homme.
Oui, MAIS. Ce n’est pas comme ça que ça marche. Le choc des cultures et celui qui est associé des langues imposent un peu d’humilité et de volonté d’apprendre ce que pense une autre communauté. En Belgique, nous sommes servis, c’est vrai, et bizarrement, c’est le côté francophone qui a le plus souvent traîné les pieds pour se lancer dans l’aventure. L’école dans le sud est très responsable de cela. Donc, pas de paradis, c’est sûr, mais une certain obligation qui, en définitive, apporte ce pluralisme d’idées à celui qui veut s’en donner les moyens. Bruxelles peut être considéré comme trait d’union parfois (pas toujours) avec une certaine dose de spécificités.
« Le Français...apprendre occitan, corse... »
>> Bien sûr que non, En Belgique, pas de cours de Wallon à moins de le vouloir. Je ne parlais pas de langues régionales. En Catalogne, beaucoup de catalan sur les mûrs mais l’espagnol, comme lien.
« Baraguiner ? »
>> Mais oui. Cela suffit dans les premiers contacts avec l’« étranger ». Ce premier contact vaut de l’or car il est initiateur de tout. J’ai des anecdotes suffisantes qui le prouvent. Essayer de communiquer avec les mots de l’autre et vous verrez.
« Fluent English »
>> Ben, encore oui. Comme je le disais plus haut, elle est candidate faute de mieux à établir les « vrais » liens. Donc, il faudra être précis.
« majorité des journalistes sont anglophones »,
>> Oui, et il n’y a pas qu’eux. N’en déplaise.
Ce qu’il faut préserver quand on connait la richesse de notre langue, c’est de donner le maximum de chance à sa propagation par « tous les moyens ». Le fait d’être minoritaire n’élimine pas le besoin de richesse. Raymond Devos en était à mes yeux le meilleur colporteur.
Cela n’empêche que de vouloir traduire par la force de loi tous documents, tous logiciels, tous mots « exotiques » comme il est de coutume en France, est casse gueule (en français dans le texte).
Mais je ne suis qu’un petit belge plein d’idées rétros.
A+