Je rajouterai une caractéristique importante du sous-développement, surtout africain, qui est l’insécurité permanente.
Dans le tiers-monde, le vol est un boulot comme un autre. Les ministres mettent la main dans les budgets de l’Etat, les maires dans celui des communes, les employés dans la caisse et les pauvres dans les affaires de leurs voisins. Personne n’échappe à cet enfer.
Les gens vivent barricadés chez eux et sont en permamence sur le qui-vive dés qu’ils ont réussi à acheter une télé ou vieille auto d’occasion. A cela il faut rajouter la crasse, le mépris complet de l’ordre et du bien public.
C’est une gangrène qui s’infiltre dans la société et fait tâche d’huile. En France, nous la voyons se développer à tout vitesse et c’est alarmant. Les histoires de filles brûles dans les poubelles, de tournantes, de centaines d’automobiles incendiées ou tout simmplement l’inquiétude de monter dans un train ou dans un métro préfigure ce qui va se passer trés vite. Les ville sont salies de tag que Jack Lang trouve esthétiques, les gens commencent à laisser couler d’énormes crachats dans les lieux publics, sans parler des papiers et poubelles jetées n’importe où. Il n’est pas normal qu’on se fasse massacrer à coup de hachette pour une cigarette refusée et que l’Etat ne condamne le criminel qu’à 15 ans de réclusion, c’est à dire qu’il sera dehors demain, uniquement parcequ’il est immigré. Le malheur est que les bien-pensants n’ont même pas idée de ce qu’est cette vie car ils n’ont jamais vécus seuls, de leurs propres moyens et pas aux frais d’une ONG, dans un pays sous-développé d’Afrique ou d’Amérique Latine.
Aprés des siècles de civilisation nous sommes arrivés à un degré de paix sociale qui fait la douceur de vivre en Europe. On est entrain de tout perdre pour l’idéologie égoïste de quelques uns qui veulent satisfaire leurs petites envies de pénitence et de repentance.