Si je suis d’accord sur le fait que l’accession d’un parti extrémiste comme le Hamas est une mauvaise chose pour tout le monde, je ne le suis plus du tout quant à votre présentation de la situation. La responsabilité des extrémistes israéliens est majeure dans l’émergence de cet extrémisme islamique (et pas seulement en Palestine). Comment s’étonner de cette réaction lorsque les frontières reconnues par l’ONU entre les deux états en devenir sont constamment grignotées par le plus fort des deux ? Rappelez-vous ce qui s’est-il passé après 1870, lorsque les Prussiens se sont retirés en conservant l’Alsace-Lorraine : il a fallu deux conflits effroyablement meurtriers -et mondiaux, comme l’est celui-ci sous forme larvée- pour effacer l’affront.
Quant à ce nouveau mur, certes, il permet de protéger les israéliens innocents (qui, soit dit en passant, comportent également des palestiniens naturalisés), mais comme il se fait au détriment de toujours plus de territoires palestiniens, on a clairement l’impression qu’il sert de couvercle à la poubelle dans laquelle on jette tous les Palestiniens dont on ne veut pas (comme il doit faire bon vivre dans la bande de Gaza !). Sans ces quelques extrémistes sionistes, le problème était en phase de règlement pacifique au cours des années 90, alors que là, la méthode Sharon -encore un cynique idéalisé dès sa disparition, bientôt prix Nobel de la paix, tant qu’à faire- si elle aboutit, n’a rien de pacifique ; c’est : « débarrassez le plancher, on vous a assez vus ». La seule chose qu’on puisse espérer, c’est que les générations futures de politiciens israéliens sauront corriger le tir pour négocier réellement avec les Palestiniens et éviter que le feu ne couve sous la cendre, mais avec cette élection du Hamas, les flammes pourraient bien vite ressurgir, malheureusement.
Pour finir, les malheureux derniers chrétiens de la région, pris entre le marteau et l’enclume. Ceux qui le peuvent prennent leurs cliques et leurs claques et émigrent, les autres souffrent dans l’indifférence totale. Ce n’est pas porteur, de nos jours, de s’apitoyer sur des chrétiens.