@jako,
1parler d’uranium, c’est parler d’électricité, pas des autres formes d’énergie
2 production française d’électricité : 580 TWh cette année, dont 80 % environ de nucléaire,12 % d’hydroélectricité et 8% de fossiles.
3 même Négawatt, association antinucléaire, mais qui sait compter, ne propose pas que l’on puisse atteindre cette consommation avec seulement des énergies renouvelables ; elle préconise donc de diminuer fortement la consommation ,de tirer le maximum des renouvelables, mais de « boucler » avec du gaz.Une étude critique de ce scénario et une comparaison avec un scénario, Négatep, qui propose lui de sortir du fossile figure sur le site de www.sauvonsleclimat.org.
4les réserves d’uranium ne sont pas très grandes si l’on utilise les réacteurs à fission actuel.Les évaluations les plus récentes publiées par l’OCDE font état de réserves actuellement connues suffisantes pour aller jusqu’en 2085 en tenant compte de la mise en route des centrales nucléaires prévues actuellement, mais c’est un avenir effectivement assez limité, même si l’on peut penser que l’exploration qui repart actuellemnt permettra de nouvelles découvertes. Les réserves deviennent par contre énormes si les surgénérateurs deviennent d’emploi courant, car l’on peut alors utiliser l’uranium 238, 138 fois plus abondant que l’uranium 235 utilisé actuellement.
5 Notre avenir lointain ne peut guère être assuré en l’état des connaissances que par la fusion nucléaire ou, ce qui serait mieux, le solaire , seule énergie renouvelable ayant un potentiel suffisant.Ce qui nous en empêche actuellement est la très faible capacité massique de nos stockages d’électricité, qui nous oblige à avoir recourir aux combustibles fossiles pour régulariser la production d’électricité.Cela fait 150 ans que l’on cherche à résoudre ce problème, mais à ma connaissance personne n’a encore trouvé.