@ ARTHURH
à 100%, non, je n’irai pas jusque là. Mais il est vrai que la gauche n’a pas su se mobiliser suffisamment.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a aussi des vieux à gauche. Et là je ne parle pas que des électeurs qui pour la plupart ont tout de même voté pour leur camp, mais je parle des vieux éléphants sur le retour qui n’ont pas pigé la nouveauté qu’apportait Ségolène. — Ou qui n’ont pas voulu la comprendre de peur de perdre leur position... —
Je peux en parler très librement car, contrairement à ce que pensent la plupart des imbéciles qui me répondent à côté du sujet en m’insultant, JE NE SUIS PAS de gauche...
Je ne faisais que souligner les effets d’une « mécanique infernale » dans notre système électoral : La France vieillissante est à l’évidence promise à accroitre son poids relatif dans le corps électoral. Et c’est tant mieux pour l’espérance de vie. Mais toute médaille a son revers, ce qui est bon d’un côté comporte des effets néfastes de l’autre. La France vieillissante n’est pas, par nature et par définition, une France « dynamique ».
Il est donc urgent de faire quelque chose pour adapter la politique de notre pays à ce phénomène nouveau du vieillissement de la population, faute de quoi le reste du monde (très dynamique lui et plein de pays à forte natalité) va nous bouffer tout crus. Et ce phénomène ne menace pas seulement la France mais toute l’Europe.
La vision de Sarkozy est une vision conflictuelle avec le monde, à la manière de Bush. Et comme lui, son combat est perdu d’avance.
Celle de Ségolène (et non pas celle du PS anachronique) était au contraire une vision que je comparerai à celle d’un judoka qui dévie et retourne l’énergie de son adversaire pour l’intégrer et accentuer ainsi sa propre force, en souplesse et en douceur.
Ca, c’était jouable ! C’était d’ailleurs la seule manière jouable et rentable à terme, y compris sur le plan économique, précisément parce que NON-conflictuelle.
Quoi qu’on fasse nous serons obligés d’y revenir un jour. Sinon ce sera la guerre... sous de nombreuses formes, à commencer par le fameux « terrorisme » attribué un peu vite à une entité floue nommée Al Qaida, mais qui en fait n’est que l’écume d’une effervescence généralisée, le début d’une révolution mondiale qui ne fait qu’exprimer — de façon évidemment trop brutale et inexcusable —, la misère des peuples opprimés par les mêmes groupes financiers et multinationales que nous impose l’ultralibéralisme Sarkozien.