@ Iroquois : l’article ne se demande pas pourquoi la gauche a perdu, il examine les raisons du malaise (voire de la honte) qu’ont ressenti certains Français au soir de la victoire de Nicolas Sarkozy. Honte qui n’est même pas forcément la mienne ; je me réfère à celle que j’ai pu constater chez les autres (soit directement, soit via les médias). Et cessez de croire que toute critique de Nicolas Sarkozy est nécessairement le fait d’individus encartés à gauche. Je ne suis encarté nulle part, je ne représente pas la gauche ou le PS ou quelque autre mouvance. On peut exprimer un avis, écrire des articles, sans être un militant politique. Désolé de rappeler ce genre d’évidence.
Pour le reste, pour ne reprendre qu’un seul de vos « arguments », vous dites : « quand vous parlez le rejet de la repentance (ben zut c’est Chirac qui a fait reconnaître les crimes de l’État français de Vichy, et on ne confond pas repentance et devoir de mémoire) ». Vous aurez remarqué que l’article ne traite pas de Jacques Chirac, mais de Nicolas Sarkozy... or, les deux hommes ont précisément des positions diamétralement opposées sur cette question.
Et comme je l’ai déjà dit dans un autre commentaire, critiquer la droite ne signifie pas défausser la gauche. Là encore, vous avez une vision bornée de militant. La critique doit porter sur tout le monde, et Ségolène Royal et les autres candidats méritent tous d’être critiqués (d’être soumis à l’esprit critique de leurs opposants et partisans !). J’ai pris le parti d’écrire sur l’homme politique le plus puissant de France. Car c’est sur les plus puissants que la critique doit être la plus soutenue (le pouvoir doit être constamment limité par la critique). Cela ne vous empêche pas et ne m’empêche pas d’écrire, pourquoi pas, à l’avenir sur les défauts des gens de gauche...