Concrètement, ceux qui ont mis les pieds dans une université dernièrement sont crédibles et les autres non. Quand on lis un commentaires du style .... blablabla étudiants trotskystes .... blablabla .... grèves ... blablabla, on voit de suite un beubeu aigri qui n’a pas foutu les pieds dans une université et n’en a que la vision projetée par certains média en temps de crise comme celle du CPE.
En France on a le droit de donner son avis sur tout, mais ça ne signifie pas qu’il soit pertinent. Trop de gens s’imaginent que parce qu’ils ont vu 2 ou 3 reportages à la télé ils connaissent bien le sujet et peuvent se permettre d’avoir un avis éclairé sans être allé voir et juger par eux même sur le terrain.
Soyons franc, la proportion de français qui comprend réellement les enjeux de la réforme de l’université, en étant gentil elle doit être de grand grand maximum 5%, non pas que les français soient stupides, mais tout simplement parce qu’on leur a vendu une réforme sous forme d’un slogan simplificateur qui est censé tout résumer mais qui finalement ne veut pas dire grand chose. Ok c’est bien il faut rendre l’université plus autonome, mais le quidam moyen il ne sait pas pourquoi, comment et quel impact cela aura.
Même en ayant juste été étudiant on a du mal à voir comment ça marche, moi même c’est seulement quand j’ai commencé à voir l’envers du décors en bossant sur des projets pédagogiques que j’ai pu me faire une idée de la chose, et encore seulement partielle.
L’autonomie de fonctionnement est une bonne chose, ne serait ce que pour rendre les universités plus réactives et adaptables, mais cela reste néanmoins secondaire si on n’y met pas les moyens financiers adequats, et des moyens financiers publics surtout, pas privés.