Pour une fois je suis d’accord avec M. Dugué. J’irais même plus loin. La question ne se pose pas depuis 2002 mais s’est toujours posée pour la raison suivante. Un député ne vote jamais en son âme et conscience en fonction de ce qu’il perçoit comme positif ou négatif pour les français dans le projet de loi en discussion. Un député ne vote que ce que lui commande le parti qui lui a fait gagner le jack-pot. C’est le syndrome de la soupe. Le député revient à son parti comme le chien à sa gamelle. On peut déguiser ce phénomène avec toute la bien pensance habituelle et pleins de jolis mots mais il est indéniable et je met au défi quiconque de montrer que j’ai tort. Les députés UMP ne manquent jamais de voter pour une loi défendue par l’UMP et les députés PS ne manquent jamais de voter dans le sens du parti socialiste.
Une fois intégré le fait que la soit-disante représentation locale à l’Assemblée Nationale est un mensonge permanent, on peut en venir à un constat évident. 577 députés ne servent à rien pour le fonctionnement de notre démocratie. Il suffit d’un seul député par parti politique, disons une assemblée de 5 ou 6 députés, chacun investi du nombre de voix représentant la proportion des voix obtenue par le parti. On peut donc continuer à faire une élection législative pour déterminer ce pourcentage indépendamment de celui de la présidentielle. Les 5 ou 6 députés peuvent alors faire des coalitions pour tel ou tel vote, ce qui justifie encore leur existence.
Bien entendu le Sénat coûte une fortune et n’apporte rien à nos institutions puisque même s’il refuse un texte il suffit le repasser une deuxième fois à l’assemblée pour qu’il soit accepté d’office. Exit donc le Sénat. Nous n’avons pas besoin d’assemblées de pacotille qui ne sont là que pour faire joli.
On parle de productivité, on parle de baisse des salaires pour tout le monde et on continue à maintenir un système de satrapes et de parasites qui ne servent pas l’Etat.
A l’époque de la mondialisation dont nos élites disent qu’on doit s’y préparer il est nécessaire qu’ils regardent le revenu d’un député du Beng La Desh et qu’ils se préparent à la concurrence libre et non faussée de ces mêmes députés. Un député ne devrait pas gagner plus de deux fois le smig, tous avantages en nature confondus.