D’accord, j’arrête mon cirque de prosternation... pour peu que vous vous mettiez enfin à lire ce que l’on tape, au lieu de lire ce que vous pensez que l’on ai voulu mentionner. Vous l’avez vous-même tapé : « Qui ignore quoi et qui s’ignore, c’est en dehors de vos compétences ». Donc lisez.
Et lorsque je tape : « possibilités de synonimie », j’aime que l’on lise ça et pas « synonymes ». Certes, j’ai également mentionné le fait que l’esperanto avait beaucoup de synonymes (il s’agit de comparer avec d’autres langues, vous pouvez le faire vous-même puisque vous êtes instruit de la langue en question, ce n’est vraiment pas dur, même pour un non espérantophone comme moi), mais vous n’avez abordé que ce seul terme de « synonymes » en passant outre ce que j’ai nommé « possibilités de synonimie ».
Ces possibilités de synonymies, j’ai expliqué ce qu’il en était : ce sont des constructions différentes qui veulent dire la même chose. Des expréssions synonymes, c’eût été plus exact que mon néologisme « possibilités de synonimie ».
Donc je veux bien vous croire en ce qui concerne la non-abondance de synonymes (il me semblait pourtant que M. Masson lui-même nous avait assuré que l’espéranto possédait bien plus de synonymes que le français, chose qui par ailleurs concourt à la richesse de cette langue... je retrouverai le commentaire en question), mais moi, ce que j’ai marqué, c’est : « synonymes et de formes synonymiques » (lisez « mots et expréssions synonymes », c’est plus correct, je pense). Pas seulement des synonymes, pas seulement des formes synonymes. Les deux. Il y a une très nette abondance des deux par rapport à bien des langues du monde. Par ailleurs, ce ne peut être porté qu’à son crédit, car cela en fait une langue très riche littérairement. J’admet cependant que mon néologisme pondu à 23h et des brouettes a pu vous induire en erreur et ne pousserai pas plus loin mon accusation de négligeance.
Mais en sciences, ce genre de trucs-là, c’est assez destructeur. Pas d’approximations dans la langue : il y en a déjà suffisament dans les calculs.
Au passage, cette discussion sur les synonymes ou non n’était qu’une partie très marginale du débat qui nous occupait sur ce sujet. Il est assez amusant de constater qu’en quelques messages, cela soit passé au centre du débat.
« »Et je suppose que dans un débat sur la scientologie ne peuvent intervenir que les scientologues, pour tout ce qui est de l’ordre du quotidien scientologiste ?"
Que vient faire la scientologie dedans ? Concernant les langues, pour émettre un avis linguistique, il faut connaître ces langues, sinon un tel avis ne vaut rien."
Le coup de la scientologie, c’était un parallèle. Il était peut-être mal trouvé, je vous l’accord, j’eu pu reprendre votre exemple de la physique quantique, ce que je vais m’éfforcer de faire après une courte digression.
Si il faut parler une langue pour donner un avis linguistique sur la question, à quoi peuvent bien servir les ouvrages de vulgarisation linguistique ? Certes, je ne saurai vous pondre une thèse poussée sur la syntaxe et la forme de l’espéranto, mais je me suis un tantinet renseigné sur le net (comme l’indique souvent M. Masson, on peut effectivement trouver moult informations sur le net, mais c’est vrai que c’est un véritable bazard) et je puis débattre quelque peu sur un point précis de langue concernant l’espéranto et sur lequel tous, espérantophones comme non-espérantophones, s’accordent : la synonymie.
S’il était impossible à un néophyte de participer activement à un débat pour peu qu’il dispose de certains éléments de débat, les ouvrages de vulgarisation scienfitique ne serviraient à rien à part à faire croire à quelquels doux crétins qu’ils se cultivent et apprennent en les lisant. Heureusement, ce n’est pas le cas. Si jamais le quidam ne pouvait pas débattre sérieusement sur la physique quantique, l’université Yale (USA) ne se serait pas embêtté dans les années 1990 à organiser moult conférences et débats sur le sujet de la physique quantique et de « l’infiniment petit » en invitant précisément le quidam à intervenir, après lui avoir fournit sous forme de vulgarisation les outils nécéssaire à son intervention dans le débat (et vulgariser la théorie des cordes, c’est pas simple !).