Outre votre titre grossier dont vous devriez avoir honte, tout ce que vous pouvez écrire sur Cy Twombly, et tout ce que vous pourrez écrire, n’a aucune importance. Ces propos sont hors sujet. Et votre façon de voir est inappropriée. Sachez que les admirateurs de Twombly n’ont que faire des commentaires de personnes qui n’adhèrent pas à ses créations. Laissez Twombly à ceux qui aiment son travail. Et fichez leur la paix ! Cy Twombly n’a aucun besoin de publicité, contrairement aux affirmations de Béotiens, et il n’a cure de convaincre la multitude. Ceux de bonne foi, qui voudraient approcher sa peinture, ses dessins, ses sculptures...peuvent aisément aller dans les musées, les galeries...Et regarder. Et essayer d’apprécier. Ils y gagneront sûrement. Un jour, si nous avons le temps, il nous faudra peut être apporter ici quelques éclairages. Mais, ce n’est pas le moment. Il y a un fait grave : un de ses triptyques, exposé à Avignon, a été endommagé par une personne que nul ne connaissait avant son forfait et que nul ( en tous cas parmi mes amis ) n’a envie de connaître. De quel droit cette barbouilleuse de rouge à lèvre s’est elle réclamée pour briser une harmonie que l’artiste avait décidée ? Twombly avait voulu ce triptyque et personne n’a vocation à blesser cette intention. Que dirait-on si quelque maniaque venait truffer de mots déplacés un poème de Rimbaud, de Verlaine, de Paul Valéry ?
Imaginez un peu, et pardon d’avance pour cet acte délébile que je vais commettre. Imaginez :
« »Ce toit tranquille de salades vertes, ou marchent les colombes vermifugées« »« Entre les pins au chocolat, palpite, entre les tombes de palefreniers »
(désolé)
Un tel attentat est insupportable. Qui a dit ; « J’interdis que l’on vienne déposer de la musique sur mes vers » ? Réaction identique. Que penserait on si quelque illuminé/e trouvait joli d’écrire par exemple le mot « Amour » sur « le petit pan de mur jaune » de Vermeer ? Il est normal de condamner de tels actes. Et de condamner fortement pour que des vocations d’iconoclastes ne naissent pas de décisions de justice trop gentilles. Si la barbouilleuse veut barbouiller chez elle, sur ses toiles, dans sa salle de bain, grand bien lui fasse. Mais qu’elle ne s’en prenne pas aux oeuvres des artistes dont le droit à la création est absolu et inaliénable.