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Commentaire de FAUST

sur Immigration illégale : contre le principe du quota d'expulsions


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FAUST FAUST 13 septembre 2007 08:58

Commentaire sur l’article :
- article clair et construit qui comporte des éléments de réflexion et amène au débat. Si l’article se positionne avec les « contre » les expulsions à quota, il ouvre la porte aux commentaires qui justifient et encouragent les quotas, c’est donc une présentation du problème favorable à la discussion.

Sur les commentaires des lecteurs :
- je n’admets pas qu’on reproche son avis à un auteur, il est tout à fait souhaitable qu’un auteur puisse exprimer son opinion sur un sujet, dès lors qu’il admet les contradicteurs. C’est le principe du débat. On voit chez certains le réflexe peu louable de coller des étiquettes en fonction de l’avis de l’auteur (bobo, gauchiste, réact’, etc.) ce qui d’abord est fort présomptueux et très sectaire, réducteur. Je n’ai pas aujourd’hui de définition de bobo ni de critère permettant de dire si untel est ou pas bobo, gaucho, réac’, facho... Celui qui colle une étiquette devrait se demander quelles sont celles qui sont collées sur son front.
- Sur la colonisation : hors sujet. C’est un débat différent. L’intérêt ou pas de la colonisation, le « bilan », doit se faire ailleurs, et sauf le respect que je dois aux citoyens d’avox, à en juger par l’embrouillage et les maladresses parlementaires sur le sujet, je ne m’y aventurerais pas.
- Pour monsieur NPM : vous avez la violence facile et fort peu de recul. Vous ne faites absolument jamais l’effort de vous mettre à la place de... ce qui est plus sain que de coller des étiquettes, voir que d’insulter. Il évite de devenir une bête incapable de penser « l’autre ».
- Pour Mr. NPM et pour tous les autres, en guise d’avertissement : Imaginez vous déplacé de 10000 km de l’endroit où depuis dix ans vous avez vécu, rencontré des amis, eu des enfants, travaillé et acquis tout ou partie de la culture locale. Maintenant, des gens vous mettent des menottes et vous déplace. Je ne dis pas vous déporte, mais je le pense. Personnellement je considère cette éventualité comme une horreur et je me suis imaginé malien, creusant des tranchées pendant 5 ans pour une boîte de BTP qui me paye sans contrat de travail, avec trois enfants, un pauvre F2 dans un quartier de non droit, que tout d’un coup on m’attrape et m’expédie au Mali, ça ne m’a pas fait rire.

J’aimerais connaître l’avis de la communauté arménienne, celui de la communauté polonaise du nord de la France, celui des italiens de Grenoble et celui des espagnols de Toulouse. L’avis des russes de Paris, celui des pieds noirs de Montpellier.

Que sont nos frontières ? le résultat de deux millénaires de conquêtes, de guerres, d’échanges de territoires, d’achat (on achète, on vend, des régions, sans tenir compte de la population indigène ou immigrée, Louisiane, Vénétie, Guyane, îles du Pacifique...). Où est la justification ? Qui est assez gonflé pour nous parler ici du droit du sang ? La nationalité n’est pas dans les gênes, elle n’est pas un héritage naturel.

Hommes et femmes n’ayant commis aucun crime ne sont pas expulsable. Je suis par contre pour la reconduite aux frontières après avoir rendu des comptes à la justice des criminels (drogue, mafia, prostitution, etc.) dans le cas d’immigrés clandestins. Je suis aussi favorable à ce qu’on ne montre plus la moindre clémence envers les employeurs de main d’oeuvre clandestine, ou au noir. Pour en revenir au commentaire de NPM qui dit qu’il suffit d’employer des français là où on emploie des immigrés, il est simpliste et sans aucune justification, il serait plus intelligent de se renseigner sur le marché du travail et sur le coût de la main d’oeuvre qualifiée.

Les deux formes les plus saines d’assimilation de l’immigration sont l’école et le travail. Ce sont ces deux directions que l’on doit regarder et consolider. Rejetter l’autre c’est autoriser l’autre à nous rejetter si le rapport de force s’inversait. Dans cinquante ans, la France pourrait ressembler à l’Afrique saharienne, nos villes à des favelas et les sièges sociaux de nos « majors » s’être déplacées de La Défense jusqu’à Bangalore ou Shanghai ou Porto-Rico, tandis que le Mali, suite à une baisse des températures et une émancipation de l’Europe serait devenu la « nouvelle Suisse ». Jean Charbonnier a été expulsé aujourd’hui de Bamako où la police de l’immigration l’avait interpelé avec un faux passeport Tchadien. Mathile et Edouard, les deux enfants, ont été placés chez des familles maliennes. Marie-France Charbonnier, qui elle possède un permis de travail dans une cotonnerie, est selon l’article 34 expulsable mais la procédure d’urgence ne s’appliquant pas, elle dispose de 10 jours pour introduire un recours en régularisation auprès de la cours suprême. Elle a déclaré à Bamako-Soir : « c’est une honte, on bafoue les droits de l’homme et on nous expulse alors qu’on vit ici depuis 12 ans, mes enfants sont nés ici ».

Meilleures Salutations, Faust.


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