« Négationnistes »...
Si les mots ont un sens, ce terme renvoie à la théorie niant l’existence des chambres à gaz. Donc ceux qui doutent de la vérité officielle concernant le 11 septembre sont les mêmes foutriquets qui nient l’existence du génocide...
Ce type d’amalgame porte un joli nom : terrorisme intellectuel. Employer ce mot revient à déclarer : « Je t’interdis de douter de la vérité officielle révélée sinon tu te ranges au nombre des pires ordures ayant jamais hanté notre planète ».
Il va de soi que ce type « d’argument » a souvent été employé au cours de l’histoire. Par exemple par les catholiques traitant d’hérétiques ceux qui ne partageaient pas leur croyance ou par les staliniens n’hésitant jamais à qualifier de déviationnistes ceux qui montraient quelques hésitations à suivre le chemin radieux vers les lendemains qui chantent.
Ça ne serait que drôle si les hérétiques n’avaient pas fini sur le bûcher et les déviationnistes au goulag.
Un débat dans un pays démocratique devrait pouvoir se tenir sans recours au terrorisme. D’autant que par une ironie de l’histoire le monde moderne donne raison à Giordano Bruno contre toute la lignée des papes et voit Sakharov triompher contre Brejnev.
D’autre part, les négationnistes d’aujourd’hui (je parle des négateurs du génocide) ne sont finalement que les fils des adorateurs de la propagande officielle d’hier. En effet, durant toute la guerre et malgré les témoignages et les preuves diffusées par quelques résistants lucides, personne n’a voulu croire à la réalité des camps d’extermination. Pas même les gouvernements anglais et américains ni l’opinion internationale (on parlait alors de « manipulation juive grotesque »)... Et ce refus de voir la réalité avait une cause précise : la réalité était incroyable. Le pays de Goethe, de Kant, de Bach, ce modèle de culture et de civilisation ne pouvait absolument pas se livrer à d’aussi monstrueuses barbaries, c’était inconcevable ! Donc les chambres à gaz n’existaient pas !
Si ce petit rappel historique ne vous incite pas à vous méfier de toutes les thèses officielles quelles qu’elles soient, c’est que l’histoire ne vous apprendra jamais rien.