Alexe,
Je n’ai pas dit que la culture de masse et les médias ne sont pas en cause dans la dégradation de l’enseignement. J’ai dit que les réformes inspirées par la nouvelle idéologie, au lieu de lutter contre les maux de la société, ont tendance à les aggraver.
J’ajoute que les jeunes gens qui réussissent aussi bien dans leurs études que dans leur vie professionnelle sont ceux qui font preuve d’effort et de persévérance dans le travail, sans s’abandonner aux illusions des médias. Leur réussite peut être attribuée en partie à leurs qualités personnelles, en partie à leurs parents, en partie à leurs professeurs.
Quigon,
Quand vous dites que les professeurs sont des paresseux et des conservateurs, vous jetez l’anathème sur tout le corps enseignant. C’est injuste. La proportion de paresseux et de conservateurs est la même partout, mais ils sont mieux protégés dans l’enseignement que dans les sociétés privées. La plupart des professeurs ne répugne pas à la tâche et souhaite des réformes, à condition qu’elles facilitent leur mission.
Vous dites aussi que certains professeurs refusent les nouvelles technologies. Je ne mets pas votre parole en doute, mais je n’en ai jamais vu. En revanche, j’ai vu des professeurs de français mettre de mauvaises notes aux élèves qui font du « copier coller » sur internet. C’est de la bonne éducation.
Armand,
Entièrement d’accord quand vous dites : « Et personnellement je préfère qu’on me rende un devoir écrit à la main, dans une écriture lisible et régulière - car ça aussi c’est une manière de juger de l’exactitude et de la minutie d’un élève ».
Je suis plus réservé sur le travail des stagiaires et des jeunes profs des collèges. Pour moi, il ne fait aucun doute qu’ils résistent à ces « théories fumeuses ». Ils ne sont pas fous, ils croient en leur mission, ils tiennent à garder leur autorité, et de plus ils sont soutenus par leur directeur d’établissement. Mais ils sont bien obligés d’appliquer les consignes et de suivre le programme.
Enfin je souris tristement en lisant : « dans bien des cas il ne faudrait plus parler d’enseignement mais de dressage, et pour cela, plutôt que des jeunes inexpérimentés il
faudrait des anciens de la Légion... » C’est bien vrai !