Bonjour docdory.
Ton article m’en avait inspiré un que agora a refusé comme j’ai lu que tu étais un fervent défenseur de la laïcité je te le communique. J’y développe une idée plus large des dangers que cours de la laïcité du fait des dogmes.
Aux titres des dogmes j’y associe celui actuel de l’économie « néo libérale » qui pousse à réclamer que l’on gère l’état de manière aussi dogmatique et totalitaire qu’une entreprise. Ceux qui vivent dans cette économie sont comme tous les religieux qui vivent leur croyance, ils ne se rendent pas compte à quel point cela peut remettre en cause la laïcité et en continue la république dans le cadre de la pensée unique et d’une rationalisation de l’éducation qui se ferme par souci de « productivisme social » à l’instruction générale émancipatrice d’un esprit républicain et laïque.
(Productivisme social) l’action de tout diriger pour trouver un emploi professionnel ou non rémunérateur au détriment de la culture émancipatrice qui forge le citoyen à comprendre ce qu’il est, où il vit, d’où il vient, et le mode qui l’entoure.
Caricaturalement je dis que nous formons de magnifiques clés à molette qui dévissent tout. Elles sont magnifiques tant qu’il y a des laïques pour saisir la différence entre elles et un homme.
Ci-joint mon article.
La laïcité en danger rien de moins.
Il est de plus en plus difficile dans l’actualité quotidienne qui au jour le jour s’annualise sur les mêmes sujets, ¾ faits divers, 1/8 politiques et 1/8 sports, d’avoir d’autres informations, en cela Agoravox ouvre un peu plus l’information au delà de celles des média nationaux. Si bien que le sujet sur la viande dans les cantines de Lyon m’a incité à faire un article philosophique. Chose rare dans nos médias car ils ont du céder la place aux économistes, les philosophes bien sur.
Il faut arrêter de croire que notre existence est une ligne comptable, ou seulement un rapport marchand codifié par des règles commerciales et financière d’où doit d’écouler toute notre existence. Cela a conduit à dire que seul la loi du marché était constitutionnelle lors de l’élaboration de la constitution Européenne. Heureusement la constitution européenne sur cette base est en panne par la suite de vote négatif. Sans cela moi qui suis « pro keynésien » je serait devenus hors la loi. C’est-à-dire que je considère que la souveraineté du peuple doit pouvoir intervenir dans les affaires économiques lorsque nécessaire, tout comme garder le pouvoir d’émettre de la monnaie.
Ainsi mener une politique budgétaire repose alors sur la référence à une valeur inconvertible, garantie par ce qui est indéfectible, l’État (sa communauté humaine entière et non seulement celle financière).
Mais l’État que j’évoque, ce n’est pas le président avec son exécutif, ou quelque chambre que ce soit, parlementaire et sénat, cela n’en est que la représentation.
Ce qui est indéfectible c’est Vous « la souveraineté du peuple ». Nous, organisés en communauté responsable réformable composé de chaque singularité. S’il n’y a pas de contre indication à ce que chacun vaque à ses intérêts personnels, et même que la communauté sociétale y concoure, il y en a une quand l’intérêt de quelques-uns décide du sort de la communauté (l’on appelle cela le pouvoir oligarchique).
Ainsi, la politique budgétaire d’un état n’est que le propre pouvoir financier de la communauté sociétale. S’il n’y a pas de contre indication à ce que la communauté fixe des orientations, et se donne les moyens d’y arriver par le processus électif, il y en a une quand les représentants élus de la communauté se prennent pour elle, et que l’on finit par croire que l’état est indépendante de la communauté sociale, sauf au moment des élections.
Je ne fais que rappeler ce que tout le monde sait, mais le lire dans l’activité « sociopolitique » du quotidien demande une culture politique (gestion de la cité chez les grecs) autre qu’un positionnement partisan, qui bien que nécessaire occulte aussi des évidences.
Ainsi réclamer que « l’État doit être géré comme une entreprise », relève de la démagogie car cela consiste à flatter une opinion populaire qui c’est réconcilié avec l’entreprise grâce au gouvernement socialiste et à la montée du chômage.
Je ne dis pas cela parce qu’on ne peut pas le faire, mais seulement parce que l’entreprise n’est pas une organisation démocratique. Son but affiché est de faire des profits, et qu’elle ne représente pas une garantie indéfectible, car elle n’est pas la communauté sociétale.
La gestion des relations marchandes à nécessiter la mise en place d’un système de comptabilité pour donner une visibilité à ces rapports. Ce système comptable n’est pas non plus la représentation de la société, il compte son activité, il la mesure, il sert d’indicateur, il sert à s’ordonner.
S’il asservit la communauté elle n’est pas tenue de le suivre, car c’est elle qui l’a créé pour s’en servir, pour être une voie jalonnée et non en être captif.
Si nous y voyons un paradoxe, car il y en a un entre des particuliers qui doivent suivre un plan comptable lorsqu’ils commercent et une communauté sociétale qui peut y contrevenir, ce paradoxe n’est qu’apparent.
En effet, la communauté sociétale peut entreprendre des projets qui sont hors de portée d’un particulier, s’en donner les moyens par décisions d’utilités publiques ou réquisition, inciter les particuliers à l’initiative, et mener des politiques déficitaires en émettant de la monnaie si le marcher venait à la raréfier, la rendre chère ou tout simplement s’il n’y en avait pas assez de disponible.
Je pense que l’on peut facilement comprendre qu’une entreprise peut être acheté, échangée, liquidée, dirigé par Pierre ou Paul du jour au lendemain ou même cesser son activité. Penser vous vraiment que l’on puisse faire la même chose avec la nation, dont la représentation est l’état.
Heureusement en république l’État ne peut pas être liquidé.
Mais, chacun se souvient que les seigneurs, les monarques, les empereurs s’achetaient ou s‘échangeaient des territoires.
A croire que ce désir là n’a toujours pas quitté des hommes. Il ne serait pas amusant qu’un matin un président de la république annonce qu’il a liquidé l’actif, (terme comptable regroupant les valeur mobilière et immobilière, plus diverses finesses du langage comptable) parce que quelques mégalomanes rêveraient par l’intermédiaire d’un plan comptable de justifier qu’ils peuvent s’approprier des territoires nationaux, en reconnaissance de dette comme n’importe quel créancier, et le village X deviendrait la propriété de Monsieur Y.
Ainsi, le sentiment d’appartenance à la communauté sociétale ou la nation ne peut pas reposer sur un indicateur comptable, or nous sommes dans cette démarche.
Il est donc peut-être nécessaire de se trouver d’autres repères pour comptabiliser notre activité économique et notre désir de posséder, ou bien d’apprendre les différences entre entreprise et état
Nos propres limites « d’Être perdu » (d’être qui ne dispose que de sa vérités individuelles) exigent le nécessaire besoin de disposer de repères visibles préhensiles. C’est l’objet de toutes les vérités, de tous les idéaux, de tous les projets de société. C’est le but de tous nos rêves, de toutes nos études scientifiques et interprétatives.
Bien que ces amas de déterminants, nous les censurons et nous y choisissons ceux qui nous paraissent fondamentaux.
D’une part, parce que nous n’avons pas les moyens intellectuels de tous les connecter entre eux, du sel fait de la limite de notre capacité à tous les connaître et d’autre part parce que nous nous éduquons en censeur.
De telle manière qu’en systématisant un certain nombre de déterminants qui suscitera l’adhésion individuelle ou collective, nous aurons élaboré une idéologie.
Idéologie, un mot définissant une notion s’appréciant de diverses manières. Avec Marx son sens est négatif, il désigne les fausses idées que se font les hommes de la réalité sociale. Chez les politiques il désigne des systèmes d’idées. Aujourd’hui, les sociologues considèrent qu’il désigne un ensemble d’idées relatives au politique et au social sans préjuger de leur validité.
Cela parce que s’interroger sur leur validité nous conduit à deux analyses.
L’une où, mus par leurs sentiments et leurs intérêts, les hommes se laissent facilement aveugler par des idées ou croyances douteuses, voire fausses, pour peu quelles s’enchaînent logiquement. Cela engendre le plus souvent des dogmes
L’autre met en évidence le fait qu’un homme en tant qu’acteur social ne peut, de manière certaine et affirmative, pénétrer, traduire son environnement sans devoir l’interpréter à l’aide d’idées, de représentations, de conjectures, de théories et de jugements dont la détermination de leur validité est toujours incertaine et partielle. Cela engendre le réformisme
Et ce, quel que soit le poids de la science et de la raison. Mais leur poids peu nous aider à réduire l’incertitude, à fixer des « voies » existentielles. Des voies jalonnées pour bifurquer sans se perdre (aller vers l’inconnu) et permettre l’émergence de nouvelles idéologies.
Nous ne devons pas oublier que notre intelligence ne découvre que ce qu’elle peut comprendre.
Nous ne devons donc pas faire comme nos prédécesseurs, croire avoir atteint des sommets alors que nous venons peut-être que de franchir un seuil, une étape dans le déroulement de l’humanité.
Un seuil que la connaissance biologiquement, psychique, quantique de ce que nous sommes nous aide à franchir.
Alors imaginer qu’il ne naîtrait pas de ces connaissances de nouveaux idéaux, de nouvelles valeurs, est une manière de ne pas avoir d’espérance.
Pourtant, rien n’est écrit d’avance, d’autant plus que les sociétés Laïques porteuses d’un idéal républicain sont en déclin. Elles se sont séparées du dogme clérical qui revient en force du seul fait de l’immigration économique nord et centre africain redonnant vigueur aux extrémismes d’oppositions des autres confessions. Le débat sur le créationnisme et l’évolutionnisme en est qu’un exemple pour montrer leur vigueur. Mais il existe d’autres attaques plus pernicieuses qui se font par les laïques eux mêmes.
La société laïque a trop cru qu’une économie libérale était synonyme de démocratie, et qu’il suffisait de se faire l’apôtre du libéralisme, pour voir l’idéal républicain se développer.
D’une part qu’il suffisait d’aboutir à une « employabilité » capitaliste, en amenuisant l’activité socialisante syndicale des citoyens, pour qu’ils fassent l’éloge de la république, de fait les citoyens ont fait l’éloge de l’entreprise.
D’autres part qu’il suffisait de respecter les confessions, pour qu’elles ne deviennent pas un recours idéologique identitaire devant la faiblesse et la réduction de l’action socialisante du travail, définie comme charge.
D’une certaine manière la laïcité républicaine est attaquée de tout bord, autant par les initiatives privées, idéalisation de l’entreprise système totalitaire, que par celles confessionnelles retour des dogmes.
Si bien que les responsables politiques, qui ne sont que le reflet de leurs électeurs, s’appauvrissent dans leur débat, soucieux de leur seule sécurité et de leur compte, incapables de reformuler des idéaux qui se réforment devant les événements.
C’est ainsi que leur rôle de guide s’est transformé en celui de gardien d’un potentiel mercantile, sans philosophie autre que son expansionnisme.
Y a-t-il alors déviation, reformulation ou transformation idéologique ?
C’est à chacun d’en avoir une idée. En dehors de cela, il n’y a aucune raison que l’idéal républicain reste intangible. Pourquoi échapperait-il à l’évolution ?
L’histoire humaine nous démontre que rien n’est spontané, que tout s’élabore dans le creuset des prédécesseurs, même les religions qui déclament la Vérité se sont construites au cours des siècles à partir de fragments de celles qui les ont précédées.
Ce n’est pas pour autant inné dans les formes. Cela repose sur la transmission du « message » et aucune civilisation n’a disposé d’autant de données que la notre sur ce qu’était son existence, et de ce que nous pensions être.
Toutes les idéologies que nous élaborons sont des idéaux éculés, que les technologies exponentielles transfigurent. Dans ce même laps de temps les nouvelles s’élaborent sans que nous en ayons conscience, et ce quels que soient les efforts déployés pour les maintenir dans le creuset de celles du passé,parce que nous ne pouvons qu’avoir une vision approximative de notre existence même si elle s’afine.
Je m’en explique. Je n’aime pas particulièrement les comparaisons avec le monde animal, mais je vais me servir pour l’exemple d’une étude réalisée sur une population de scarabées parue dans Science et Vie N° 112 du 01 2002.
Une équipe de chercheurs, biologistes et mathématiciens ont étudié pendant six ans une centaine de scarabées. « Pour modéliser cette dynamique, ils doivent faire un choix. Soit, ils considèrent les scarabées comme un ensemble d’entités « discrètes » définies chacune par des probabilités de mortalité et de reproduction, soit, ils les voient comme un ensemble continu, dont les variations ne sont plus individuelles, mais globales. Problème : les prévisions sur la dynamique des populations peuvent être radicalement différentes selon le modèle utilisé. Leur modèle discret (individuel) produit une population régulière (cyclique) ; leur modèle continu, une dynamique chaotique... Pis encore, les variations de la population observée ne correspondent à aucun de ces deux modèles, mais un peu des deux à la fois...Les chercheurs suggèrent qu’un « mélange des deux modèles, continu et discret, sera sans doute nécessaire pour avoir une compréhension complète des systèmes de populations ».
Ainsi, vu la difficulté que représente la compréhension de l’évolution d’un système simple, (évolution d’une population de cent scarabées), il est aisé d’imaginer, et c’est là le parallèle que je voulais faire, qu’avoir une idée d’une idéologie future d’un être qui pense, ne peut venir d’une étude discrète (individualiste) ou continu (collective ou holisme) du comportement des hommes, d’où, à partir de là, la nécessiter de regarder nos idéologies comme des étapes réformables.
Problème : une idéologie doit faire rêver en une espérance pour être convaincante, et c’est là nos limites momentanées.
Nous aimons tellement rêver, et le libéralisme y contribue si fort et si bien par l’illusion de l’expression de nos émotions, que toutes les autres idéologies d’approches commerciales apparaissent déviantes, et que nous sommes dans une régression sociologique dynamique violente, d’agrégations d’effets pervers.
C’est ainsi que la laïcité doit faire face à deux dogmes, l’économique et le religieux.
16/09 01:37 - John T.
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16/09 01:27 - John T.
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16/09 00:34 - John T.
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16/09 00:32 - John T.
Et vous, vous êtes le genre de personnage qui n’a pas lu tous mes posts et qui a parlé (...)
08/04 11:25 - cydwen
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