D’accord mais avec les remarques suivantes :
- nos racines religieuses sont bien chrétiennes, la religion catholique, romaine, apostolique ayant pris peu à peu la prépondérance sur d’autres "croyances", tout cela ayant donné lieu à pas mal de "luttes"de pouvoir, en fait une secte qui aurait bien réussi, mais qui a dû partager malgré tout la sphère religieuse avec d’autres, comme par exemple les courants protestants. L’église catholique quoi qu’il en soit peut remercier Constantin Ier, elle l’a d’ailleurs fait saint !
- les sources , elles sont diverses, de part la chronologie historique nous sommes des celtes romanisés, germanisés ayant donc adopté des us et coutumes divers pour avoir des droits( dans toutes les acceptions du terme), souvent cherchés et gagnés par des révolutions. Malgré une main mise de la gens officielle chrétienne, la Renaissance officialisera les humanismes grecs et romains, le siècle des lumières en étant l’épanouissement et le début d’un peuple qui devra faire sauter beaucoup de carcans sociaux pour vouloir être une nation.
- les réflexions politico-religieuses qui ont jalonnées notre parcours historique nous ont amené à faire le choix du laïcisme républicain afin de mieux établir la pleinitude du citoyen, indépendant du religieux mais pourtant respectueux des croyances chrétiennes et judaîque, moins tolérant initialement de l’islamique qui a manqué singulièrement de représentants jusqu’au milieu du siècle dernier et, bien sûr , "maîtrise" des lois.
- la laïcité est donc un état de fait, une vision imposée certes mais un rempart contre toute possibilité théocratique si faible ou permissive soit-elle. Cependant cette laîcité n’est pas universelle, elle est un gallicisme. En bonne logique elle ne devrait en rien, par exemple, considérer les fêtes religieuses comme jalons d’une année calendaire. Une bonne république laïque ne devrait autoriser qu’un seul mandat présidentiel par candidat élu.