Coppola avait déjà compris le rôle de la caméra et de l’image, avec Apocalypse Now. Un homme devant accomplir une mission et qui découvre au fur et à mesure qu’on l’envoi faire un" sale boulot". - Vous-êtes un tueur, Villard ?- Je suis un soldat- Ni l’un ni l’autre- Vous êtes un commis, que des épiciers envoient encaisser les impayés- Ce dialogue colle on ne peux mieux à ce qui se passe depuis 1991 en Irak puis en Afghanistan.
Voyage au bout de l’enfer (the deer hunter) de Mickael Cimino pose aussi cette question, ainsi que Rambo 1 (first blood) qui à l’époque de sa sortie n’était pas vu comme un film anti-guerre, quand qu’il va chercher son ami, finalement mort atteint d’un cancer (agent orange), qu’il dit qu’on lui a appris à tuer et qu’il n’arrive pas à se débarrasser de cette pulsion qui le dépasse. C’est, à ma connaisance, la première fois qu’on parlait de ça dans un film de guerre( grand public). Le film qui, à mon sens, parle le mieux des paradoxes humains en temps de guerre est The thin red line, La ligne rouge, de Terence Malick. A la fois poétique et tragique.