> Que reste-t-il de l’Empire américain ?
par Basebou
(IP:xxx.x28.188.157) le 9 mars 2008 à 12H17
> Que reste-t-il de l’Empire américain ? par leréveur (IP:xxx.x4.37.124) le 9 mars 2008 à 09H42 pas inutile de rappeler cet édito de Vittori dans Les Echos de mars 2007 ; mais ce que l’histoire ne dit pas, c’est que ces fonds empruntés dehors servent à financer un budget de la défense démentiel JEAN-MARC VITTORI Toujours l’angoisse du gouffre financier américain [ 29/03/07 ]
Aaachetez mon papier ! Il est beau, il est beau mon papier ! Pas cher ! Dépêchez-vous, y en n’aura pas pour tout le monde ! Depuis quinze ans maintenant, l’Amérique vend son papier, c’est-à-dire des actifs financiers, au reste du monde pour combler un déficit courant colossal (857 milliards de dollars l’an dernier, soit 6,5 % du PIB). Une « finance nouveau siècle » qui semblait solide jusqu’à un petit grain de sable qui porte le même nom : « New Century Financial ». Dans les tout prochains jours, cette banque américaine spécialisée dans le crédit immobilier aux foyers peu solvables devrait annoncer sa faillite. C’est la preuve que le marché du logement aux Etats-Unis entraîne ses créanciers dans sa spirale baissière. Or l’immobilier américain joue un rôle central dans l’immense pompe à « phynances » qui fait affluer les capitaux du monde entier vers l’Amérique. Les investisseurs veulent en effet acheter des obligations que le Trésor américain n’arrive pas à produire en quantité suffisante, malgré un déficit public méritoire. Du coup, ils achètent ce qu’il y a en abondance sur le marché : les crédits immobiliers aux ménages dûment repackagés en obligations par les miracles de la technique financière moderne. Il n’est plus si beau, mon papier...
Faut-il le rappeler encore une fois... La finance mondiale actuelle est abracadabrantesque. Chaque heure, le pays le plus riche du monde emprunte 100 millions de dollars à des pays infiniment plus pauvres que lui. Les réserves de changes de la Chine ont dépassé les 1.000 milliards de dollars l’an dernier. Jamais dans l’histoire de la planète, les dérèglements n’avaient été aussi vertigineux. Un seul point de comparaison : en 1987, quand l’inquiétude sur les comptes des Etats-Unis avait fait dévisser Wall Street de 23 % en un seul jour, le trou de la balance courante américain n’était que de 160 milliards. Cinq fois moins qu’aujourd’hui !
TRES TRES INTERESSANT !!! MERCI LE REVEUR