". et oui les assurance existe et la CAF verse directement le loyer au proprio meme sur fausse declaration (toit qui fuit, chauffage, electricite.... )"
Je n’ai jamais vu la caf payer pour un toit qui fuit.
Quand aux assurances, parlons en justement. Ce sont en général les assurances loyers qui demandent des conditions faramineuses. Un exemple simple en région parisienne. Un fonctionnaire de plus de 40 ans gagnant 4,5x le loyer charges comprises a été refusé par l’assurance, parce qu’il ne pouvait pas produire de caution solidaire valable. On croit réver. A plus de 40 ans, il faut encore demander à ses parents d’être caution.
Moi, lorsque j’ai loué mon logement, on a exigé à ma mère de se porter caution. Après tout c’est logique, elle gagne moins bien sa vie que moi, mais elle doit surement êter plus à l’aise pour régler mon loyer...
Pour faire jouer l’assurance, il faut prouver à nouveau que le dossier du locataire est bon. Parfois, il faut d’abord engager les procédures versle cautionnaire avant que l’assurance ne daigne considérer le non paiement du loyer. Enfin, il y a une carence.
Au final, si vous mettez bout à bout les frais d’assurances, de mise en location, de gestion si vous ne pouvez pas le faire vous même, les 1 à 3 mois de carences, vous comprendrez qu’un propriétaire peut hésiter à mettre en location s’il en est de sa poche à la fin. Pour éviter ces em...
Quand à la CAF qui verse directement au proprio meme sur fausse déclaration, peut etre. Mais j’ai aussi eu le droit à la récupération par la CAF du trop versé. Et ce n’est pas le locataire qui voit ce remboursement exigé, mais celui qui a initialement touché cet argent. C’est la perversité du système, d’ailleurs. On ne verse plus au locataire, mais directement au proprio. Seulement, si le locataire a menti, on exige le remboursement au propriétaire, en lui disant "retournez vous contre le locataire pour qu’il vous rembourse ensuite".
Encore une fois, c’est surtout un problème de confiance. Certains propriétaires n’ont plus confiance, et ne veulent plus louer. Pour ces personnes, un bail emphytéotique ou une vente d’usufruit qui transfère le risque au preneur peut être une solution pour ramener certains logements dans le circuit.
Si vous, en tant que locataire, habitez dans un taudis, exigez les travaux nécessaires, faites intervenir un huissier pour constater les dégradations. Ca vous coutera un peu d’argent, c’est sur, mais ca vous permettra de prouver que le logement n’est pas en état, et éventuellement d’obtenir en justice une mesure à l’encontre du propriétaire. Ensuite, fort de ces constations, faites les démarches nécessaires : mise en demeure, plaintes, demande d’interventions de la municipalité (qui peut déclarer un immeuble insalubre), etc... C’est sûr que d’attendre bêtement ne règle pas le problème.
Dans ce cas de figure, c’est vrai, la plupart des locataires ne savent pas, ne pensent pas, n’osent pas faire les démarches ou ne veulent pas engager les frais nécessaires à ces démarches (après tout c’est au propriéaire d’entretenir. Oui, mais s’il n’est pas prévenu, il ne devine pas. Et un constat de non habilitabilité est plus parlant sur la notion de taudis, que la remarque "c’est un taudis" de la part du locataire, qui 9 fois sur 10 veut un 3 étoiles au prix d’une tente sur la plage).
Sur l’entretien, il y a une réelle méconnaissance des droits du locataire. Mais les associations sont là pour ça, les consultations gratuites d’avocats (chaque mois) peuvent vous indiquer ce qui est possible ou non, etc...