ouh là, remettons les choses à leur place.
Au danemark,
- on peut être au chomage pendant 4 ans.
- le taux de 90 % concerne les revenus inférieurs à 30000 euros bruts annuels environ, pas tout le monde, et n’est garanti que la première année (voir la suite). Ce taux descend à 50% pour un salaire de 50000 euros. On rappellera aussi qu’au Danemark, les charges ne sont pas réparties comme en France, ce qui fait qu’un brut de 30000 euros ne laisse pas autant de Net qu’en France.
- pendant la première année, le chomeur recoit des offres en rapport avec ses qualifications et son lieu de vie, au delà il peut recevoir des offres convenables (soit proche de son lieu de vie, soit proche de sa qualification éventuellement après formation, mais pas nécessairement les deux).
- au bout d’un an, on passe en activation, c’est à dire qu’on doit se former, se reconvertir, il doit accepter des contrats aidés sous peine de voire son allocation réduite de moitié. Ces emplois aidés n’ouvrent pas droit au chomage.
- après 2 refus de contrat convenables, le chomeur perd ses droits.
Ne vous limitez pas à la facade du système danois. La flexisécurité, c’est un encadrement pendant 1 an pour retrouver un emploi similaire (selon la définition de similaire du ministère). Mais au delà d’un an, l’encadrement "se durcit". Certes, on vous forme, mais vous avez alors des contraintes en terme d’acceptabilité d’emploi que certains refusent en France (dont la pénalité en cas de refus de 2 emplois convenables). Tout n’est pas si rose que certains semblent le croire.
Dernière chose, les systèmes danois et suédois reposent sur une fiscalité plus forte sur les individus que sur les entreprises, c’est à dire une répartition de la solidarité plus axée sur les impots et les charges sociales, que sur les charges patronales. Prendre un tel système, c’est aussi accepter de voir les charges transférées des entreprises vers les individus.