Il est inconcevable Lerma que vous mettiez tous les journalistes dans le même panier à "merde". En réagissant ainsi vous apportez de l’eau au moulin des apprentis dictateurs qui se profilent à l’horizon. Il est évident qu’aujourd’hui, une grosse poignée de journalistes, mes anciens confrères, mériteraient amplement les foudres d’un Conseil de l’Ordre, si celui-ci existait pour la profession. Ils sont, dans tous les domaines de l’information facilement identifiables dès lors qu’ils se sont mis à jouer les vedettes de la plume, du petit écran ou du micro et que pour en arriver là, eux qui se croient intouchables et...riches en euros, et carnet d’adresses, ne sont, et je pèse mes mots car je les ai bien connu, ne sont donc que de vils courtisans avec cette bonne dose de servilité qu’abrite ce terme. Ce sont eux qui vous côtoient tous les jours et contribuent à vous endormir y compris en rédigeant des livres alors qu’ils n’ont aucun talent d’écrivain.
Mais il y a la grosse masse des vrais journalistes, ceux pour qui cette profession est un véritable sacerdoce que je nommerai volontiers "les soldats de l’ombre". Vous ne les connaissez pas ou si peu, pour l’unique raison qu’ils ne vous sont pas familiers. Pourtant omniprésents ils sont, à travers le monde et quelquefois au péril de leur vie, les vraies sources d’informations et d’investigations, pour employer un terme qui vous sied. Il vous suffirait de les chercher pour les trouver en évitant bien sûr, les présentateurs de JT, les éditorialistes et spécialistes qui pérorent partout, les commentateurs qui croient tout connaître et qui ne savent rien, et les "interwievers" qui se prennent pour des nababs. Ceux là m’ont toujours fait honte, car le devoir premier de tout journaliste est bel et bien la discrétion.