A l’auteur,
Certes, certes, le marie de Draguignan a raison d’un point de vue théorique.
Je suis moi-même le premier à regretter que les religions influencent le domaine public (rappelez-moi combien de reportages sur le service public de télé à propos de Jean-Paul II ???), mais d’un point de vue politique et pratique, la résolution de cette question me semble nécessiter un autre type de comportement des élus.
D’abord, inutile d’indiquer que l’Etat et collectivités locales financent plus ou moins directement l’église catholique... ainsi que ses écoles, voire des écoles d’autres obédiences, à partir du moment où elles sont sous contrat.
Ensuite et surtout, plutôt que d’adopter une attitude de soldat de la laïcité à bon compte, il faut quand même s’interroger. Avons nous intérêt à ce que les fidèles de la deuxième religion de France ne puissent, pour pratiquer leur culte, que la possibilité de le faire en catimini dans des caves d’immeubles ? N’aurions nous pas intérêt ; plutôt, à fixer des règles et devoir qui auraient l’assentiment du plus grand nombre, dans le souci du respect du pluralisme et de la laïcité ?
Le maire de Draguignan, en prenant à temoin sa population, ou plutôt celle qui vote pour lui, voire vote pour le FN, me paraît utiliser un problème sensible et complexe pour soigner sa popularité à bon compte...
Ni la véritable démocratie, ni le respect de la laïcité, qui demandent plus de nuance et de réflexion, me semblent se tirer avantageusement de semblables effets de manche...