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Commentaire de Traroth

sur Quand le supercapitalisme menace la démocratie


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Traroth Traroth 9 juin 2008 02:11

"oui, la mondialisation est une mise en concurrence internationale des travailleurs, qui sont tous des êtres humains et de ce fait, de mon point de vue, ont tous droit au même niveau de vie" : Et pourquoi seulement les travailleurs ? Pourquoi excluez-vous les rentiers et autres profiteurs de votre raisonnement ?

"je doute fort, voyez-vous, que l’actuelle libéralisation planétaire des échanges va faire davantage reculer l’espérance de vie dans les futurs anciens pays nantis que la faire augmenter, ainsi que cela est déjà globalement le cas, dans les futurs anciens pays de la misère sans nom" : Alors là, la corrélation entre globalisation et augmentation de la durée de vie, va falloir la démontrer. Allez-y, expliquez-moi qu’un ouvrier dans un sweatshop vit mieux qu’un paysan ! Parce que c’est ça, la réalité de la mondialisation. De plus, la baisse du niveau de vie en Occident ne restera pas sans impact sur la durée de vie.

"Prenez par exemple les paradis fiscaux : quelle autre autorité sinon une autorité planétaire forte et pérenne peut décider de leur interdiction ?" : Mais c’est exactement çaé, le problème de la globalisation. Les structures politiques restent locales (nationales, dans la plupart des cas), alors que les strucures économiques (entreprises) sont mondiales, et le jeu devient de plus en plus inégal. Concernant la création d’une organisation politique mondiale, rien de neuf depuis la création de l’ONU en 1945, si ce n’est la lente perte du peu de pouvoir qu’elle avait ("unilatéralisme", manière élégante de dire qu’on s’assoit sur les décisions de l’ONU si elles déplaisent et qu’on est suffisamment puissant). En particulier, personne ne parle même de réguler le pouvoir économique mondial. La taxe Tobin, seule tentative que je connaisse, n’a connu aucun succès et n’a jamais été envisagée sérieusement. Ce n’est pas "pragmatique" (traduisez : ça dérange le pouvoir économique).

Et quand d’aventure une structure transnationale vagument politique émerge, comme l’Union Européenne, c’est surtout une manière de contourner la démocratie et de voler le pouvoir au peuple : prenez l’exemple des poulets javelisés. Personne n’en veut, même pas les élus nationaux ni le Parlement européen. Et pourtant, on va les importer quand même. Mais qui prend les décisions ? Et dans l’intérêts de qui ? Pas dans celui des consommateurs européens, ni même dans celui des entreprises européennes (la filière volaille européenne se passerait sûrement aussi de cette nouvelle concurrence). Donc qui sont les *clients* de ces commissaires européens vendus  ?


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