@ morice
Merci de cet article qui met en lumière le travail nécessaire d’Ulrich Maas.
Les massacres de 1944 mettent en lumière un aspect douloureux de cette époque, celui des « Malgré Nous ». Ce problème généralement présenté de façon simple : les Alsaciens-Mosellans, « volksdeutch » devenus citoyens du Reich à part entière durant la période de l’annexion, n’ont eu d’autres possibilités que d’accomplir leurs devoirs militaires.
Cette vision simpliste est accentuée par le fait que, redevenue française, l’Alsace a échappé au processus de dénazification et donc au fameux formulaire que tout allemand a du remplir et remettre aux autorités d’occupations alliés (zone soviétique exceptée).
Sont ainsi passés à la trappe, non les « Malgré-Nous » mais les « Avec Eux », c’est à dire ceux qui, comme dans le reste de l’Allemagne ont appartenus à des organisations nazies non militaires (Jeunesses Hitlériennes / HG, Front du Travail / DAF, Associations des conducteurs / NSKK, Ligue des Jeunes Femmes Allemandes / BDM, etc..) comme simples adhérents ou à des postes de responsabilité.
Pour ce qui concerne l’armée, si nombre d’Alsaciens ont servis de « chair à canon » à l’Est, contraints et forcés, d’autres se sont engagés volontairement, soit dans des unités d’élite de la Heer (« Gross Deutschland et autres régiments prestigieux), dans la Luftwaffe ou dans la Kriegsmarine… Si ces cas sont bénins, l’appartenance aux unités SS pose question car, non seulement il fallait là être volontaire mais aussi se soumettre à une sélection particulièrement rigoureuse.
On sait que, dans les derniers mois de la guerre, le recrutement se fit sans aucune contestation plus laxiste à partir de décembre 1945, et c’est ce fait souvent fut invoqué dans les cas de crimes de guerre ou furent impliqués des Alsaciens ou des Lorrains, concernant la période en cause dans cet article, il est plus difficile de se prononcer.
Si Brieli67 est dans les environs, il pourra compléter ou relativiser mes propos avec le sérieux qu’on lui connaît..
gAZi bORAt