Trop de soupçon vire effectivement à la paranoïa aigüe... mais d’un autre côté, il y a des tendances confondantes...
Le problème avec le pluralisme des idées, c’est qu’il doit marcher dans tous les sens. Si on veut revenir effectivement à la période du TCE, en admettant que je ne m’y serais intéressée que de loin, j’aurais tout de même fini par être interloquée par le traitement médiatique de l’objet : une quasi unanimité pour le OUI, une condescendance méprisante pour le NON et une simplification à la hache des enjeux. Et je ne parle même pas de la manière dont la presse a (mal)traité la défaite du OUI : des insultes et trois tonnes de mépris. En admettant que j’aurais été pour le OUI (ce que j’étais, au tout départ de l’affaire), j’aurais fini par être franchement mal à l’aise par le comportement pour le moins partisan de la presse et de la télévision à l’époque... une sorte de Stalinisme à l’envers
L’autre jour, je mettais en page un récit sur la seconde guerre mondiale. L’auteur racontait son arrivée à Vichy après la rédition, là où était réfugié le gouverment collaborationniste. Il dit en substance qu’en s’approchant d’un kiosque à journaux, il remarqua que tous les journaux parlaient de la même chose, avaient plus ou moins les mêmes titres et le même point de vue. Et il se fit en lui-même cette remarque : "c’est à ce moment que je compris que nous n’étions plus dans une démocratie"...