• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Monolecte

Monolecte

Poil à gratter du web depuis 2003 !

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2006
  • Modérateur depuis le 04/01/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 199 739 10381
1 mois 1 4 94
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 2 2 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Monolecte Monolecte 1er décembre 12:03

    @doctorix
    Bien sûr que vous jugez, sans prendre en compte le processus de déconstruction qui a suivi et particulièrement avec notre fille. Il y a eu un travail familial sur la norme de la violence autour de nous et donc avec, aussi, ses camarades de classe. Bien sûr que les violences structurent les circuits cognitifs, nous sommes bien placés pour le savoir, mais le cerveau est plastique, bien heureusement, ce qui nous donne la possibilité de réparer.

    Ce qui est certain, c’est que mon expérience m’avait appris, comme vous, à rejeter la violence, mais qu’on n’élève rarement un enfant totalement seule : dans mon cas, c’est avec un conjoint qui a été maltraité à un niveau bien plus profond que moi, car il n’a longtemps pas eu conscience que parfois, dans une ambiance bien feutrée et bourgeoise, on peut détruire bien plus profondément, en sapant systématiquement toute estime de soi. D’ailleurs, pour la reconstruction, là, on est sur des travaux très difficiles et toujours en cours.
    L’histoire de notre fille s’est inscrite aussi dans un contexte social, celui d’une communauté paysanne intrusive et normative, qui croit bien plus au dressage qu’à l’éducation.

    Donc, je n’expose pas « mes états d’âme » mais mets en lumière la manière dont on peut devenir maltraitant en toute bonne conscience et ignorance, parfois même sans jamais élever la voix ou la main. Et surtout, je m’élève contre le fatalisme qui finalement dit toujours que c’est trop tard pour réparer.

    Depuis cet épisode, tout a changé, et est en évolution constante. Il y a beaucoup plus de discussions, de co-décisions. Notre fille vit très bien son adolescence, elle est globalement aussi bien dans sa peau qu’on peut l’être à son âge et entretient une relation de bonne qualité avec nous tout en développant une belle indépendance d’esprit. Elle a surtout une réflexion très avancée sur les concepts de domination, de consentement et de respect.

    Cyrulnik a beaucoup travaillé sur la plasticité psychique (même si je préfère ses travaux d’avant le concept de résilience) et sa pensée combat cette terrible résignation qui permet de s’exonérer de toute démarche de remise en question, de changement, au profit d’une auto-flagellation contreproductive et empreinte de passivité.

    Non, il n’est jamais trop tard pour changer, réparer et agir. Et oui, il vaut mieux le faire en envoyant se faire voir ailleurs les chantres du moralisme et de la résignation.



  • Monolecte Monolecte 30 novembre 14:57

    @arthes
    Il ne faut caricaturer dans aucun sens. Comme toujours, tout est une question de besoin, de souffrance et de consentement. On peut avoir des soucis avec certaines actions, comportements ou normes sans que cela nous caractérise ou nous résume, surtout si l’on bricole nos propres solutions et/ou que l’on s’en accommode. En gros, on ne médicalise pas quelqu’un qui ne demande rien. On peut éventuellement proposer, mais on remballe si la personne n’est pas intéressée et surtout, surtout, on n’agite pas le fameux et médiocre « c’est pour ton bien » pour juste imposer sa volonté et sa vision des choses.

    De la même manière, on ne renvoie pas ou on ne minimise pas la souffrance de ceux qui viennent demander de l’aide. Si la personne demande de l’aide, c’est qu’elle estime en avoir besoin et si on ne se sent pas capable de suivre, on n’invalide pas, on propose une autre solution.

    Bizarrement, il y a trop de personnes dans cette société qui adorent spécifiquement imposer leur vision du problème et leurs solutions en contraignant leur « bénéficiaire »… un peu comme les parents envers leur progéniture → je sais mieux que toi ce dont tu as besoin = forme habituelle d’abus de pouvoir et donc de domination.

    Généralement, on doit partir du principe que c’est aux principaux intéressés de déterminer s’ils ont — ou pas — besoin d’aide et de quelle sorte d’aide (sachant que parfois, la meilleure aide, c’est de foutre la paix aux gens).

    En fait, marche aussi avec les groupes sociaux, voire les pays…



  • Monolecte Monolecte 30 novembre 12:17

    @Fifi Brind_acier
    Bonjour, aussi.
    Avez-vous élevé des enfants autour de cet âge ?
    J’ai découvert en parlant autour de moi, que c’est presque une tarte à la crème des jeunes enfants. En gros, ils s’en foutent assez royalement de notre rapport au temps et des contraintes assorties… et c’est précisément l’objet de la partie sur monsieur Garlet.

    Par ailleurs, la médicalisation de l’enfance en cours ne me parait pas très saine non plus.



  • Monolecte Monolecte 30 novembre 12:10

    @JL
    Oui, c’est autobiographique.



  • Monolecte Monolecte 28 octobre 09:21

    @titi
    L’explosion de la pauvreté laborieuse, of course ! Et l’usage de l’invalidité pour planquer les surnuméraires loin des stats du chômage. https://blogs.mediapart.fr/philippe-marliere/blog/160413/deconstruire-le-mythe-thatcher

Voir tous ses commentaires (20 par page)







Palmarès