Faux. Mitterrand n’était pas un « grand homme de la politique » mais un personnage peu clair issu de l’extrême-droite et qui avait toujours gardé des liens avec elle, notamment via son attaché de presse l’ancien doriotiste Jean-André Faucher.
Lors du procés de Salan, Mitterand avait été témoin de la défense à côté entre autres de Le Pen et à la demande de son ami Tixier-Vigancour dont Le Pen était un proche collaborateur.
Depuis les présidentielles de 1965, Mitterrand bénéficiera systématiquement des voix du spectre politique Tixier-Vigancour - Le Pen et plus tard FN - Parti des Forces Nouvelles, etc... Avant le deuxième tour des présidentielles de 1981, Mitterrand en personne avait rencontré des militants de ces courants au Syndicat de la Présse Parisienne et négocié également en cachette le soutien de Salan et des putschistes d’Alger.
L’opération de promotion du parti de Le Pen lancée en 1982 n’était donc qu’un renvoi d’ascenseur calculé.
En 1988, c’est Roland Dumas qui rencontrera le dirigeant du FN Roland Gaucher chez Jean-André Faucher.
Lire : « La main droite de Dieu », Seuil 1994.