Jusqu’à ces dernières années, la plupart des propositions faites avant l’élection ont été effectivement mises en oeuvre au gouvernement,
qu’il s’agisse des 110 propositions de Mitterrand dont la très grande majorité ont été mises en oeuvre, du programme de la gauche plurielle de 95-97, de ce qu’a fait la droite en 86 et 93 ... avec Chirac, c’est beaucoup moins net, mais encore l’impôt sur le revenu a bien considérablement baissé.
Mais bon cette idée est passée dans l’opinion que les propositions concrètes ne servent à rien car elles sont rarement mises en oeuvre ... et du coup, on préfère accorder un blanc-seing sur du « vent » ... tout en leur reprochant de dire du « vent ».
Mais évidemment comme tout homme ou femme politique qui fait des propositions se voit rembarré avec un « les programmes, les catalogues, ça sert à rien, de toute façon vous ne les tenez jamais » (alors que comme je viens de le dire, c’était presque toujours faux), ils ne vont plus se fouler maintenant : vosu demandez du vent, vous aurez du vent !
Ceci en dehors du fond de l’article, qui s’intéresse à beaucoup de questions dont l’importance « ad vitam aeternam » du diplôme dans la carrière et en dehors de toutes compétences prouvées par la pratique en France (mais qui va bien au-delà du seul monde politique !)... en passant par l’absence de convictions politiques, qui n’est guère étonnante, quand les citoyens ne demandent que du « vent » : on a des professionnels pour « faire du vent » ... et le duo Sarkozy-Royal est passé maître dans la façon de produire un « vent » adapté à l’époque moderne, quelles que soient leur formation.