Il faut faire une différence entre les propositions concrètes proposées dans un programme et le plus souvent mises en oeuvre, et :
1. les résultats ou l’absence de résultats (exemple : la précarité)
2. l’imprécision des programmes ... qui permet toutes les « adaptations »
2. un fond idéologique que vous croyez percevoir ... mais franchement Mitterrand en 88 ne s’était pas présenté comme un « gauchiste » pur et dur, et Rocard a quand même mis en oeuvre le RMI et un ensemble de mesures très progressistes
3. des évolutions politiques en cours de mandat, inévitables et de fait inévitées en 83-84 du fait que la politique très volontariste menée en 81 a posé beaucoup de problèmes.
4. votre déception par rapport à tout ça.
A titre personnel, si je crains d’être déçu, la conséquence que j’en tire est non pas de dire aux hommes politiques « pas la peine de me parler de propositions politiques car je n’y crois plus » mais au contraire « cette fois-ci, soyez précis, j’ai le droit de savoir pour quoi faire je vote pour vous »,
et aussi de dire « cette fois-ci ne me donnez pas d’espoirs fous avec des grandes phrases imprécises et des grandes valeurs » mais dites-moi des choses précises et concrètes.
En ce moment on envoie tout balader mais c’est (une partie parfois cruciale de) notre vie qui est en jeu !